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Téléphone mobile et radiofréquences

15 août 2010

Depuis quelques années, la rumeur circulait, toujours démentie et remisée au rang de légende urbaine concernant les effets nocifs des ondes radios du portable sur l’encéphalogramme, le matériel génétique, le système cardio-vasculaire ou le déclenchement de cancers. Or, l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobile) diffuse depuis janvier 2008 une plaquette informative concernant l’utilisation des téléphones mobiles. Bien entendu, les opérateurs membres de l’AFOM (1) se veulent rassurants : ils indiquent que, d’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le DAS (Débit d’Absorption Spécifique), c’est-à-dire le niveau maximal d’ondes radio auquel nous pouvons être exposés, ne présente aucun danger en dessous de 2W/kg (2) et affirment que rien n’a été prouvé concernant d’éventuels problèmes de santé liés à l’utilisation du portable.  Mais, et c’est là que le bât blesse, l’AFOM précise également que les autorités sanitaires préconisent une utilisation modérée du téléphone mobile pour les enfants, conseillent de téléphoner dans une zone où la réception est de bonne qualité, exhortent à utiliser un kit oreillette (qui permet de diviser par 1 000 le niveau d’exposition de la tête aux ondes radio pendant un appel téléphonique), recommandent d’éloigner le téléphone portable du ventre des femmes enceintes et du bas ventre des adolescents et incitent les porteurs d’appareil médical (type stimulateur cardiaque ou pompe à insuline) à maintenir une distance minimale de
15 cm entre leur appareil et le téléphone mobile. Selon l’AFOM, il est encore trop tôt pour juger de l’impact réel du DAS sur notre santé mais, selon nous, la manne financière générée par le business des téléphones mobiles  prévaut sur la santé des utilisateurs et, sachant que 80 % des 12 /17 ans en France possèdent un portable (selon une enquête SOFRES effectuée en 2006 et divulguée par le Figaro) et que le nombre d’utilisateurs mondiaux est estimé à 200 millions, on peut sans peine imaginer l’hécatombe sanitaire à prévoir dans les prochaines années.

Nota : vendredi 27 février 2009, une émission sur les risques de la téléphonie mobile était diffusée sur France Info à 19h45. Gérard Ledoigt, Professeur de Biologie cellulaire à l’Université de Clermont-Ferrand nous apprenait que 10 minutes d’utilisation d’un téléphone portable, est une durée suffisante pour entraîner des ruptures de la barrière hémato-encéphalique.  Les ondes ont donc bien un effet sur les cellules, et on peut aisément comprendre les dégâts qu’elles peuvent faire sur un enfant dont les cellules sont en formation : c’est au moment de la division cellulaire, et donc de la croissance, que l’exposition à des champs électromagnétiques représentent une menace, en provoquant des ruptures dans le brin de l’ADN, ce qui va en plus modifier la retranscription de l’ARN. Le cerveau doit être considéré comme un calculateur, donc s’il est exposé à des interférences, cela peut interférer automatiquement sur les choix décisionnels ou la mémoire.  

(1)            Bouygues Telecom, Orange, SFR, Universal Mobile, Virgin Mobile, Auchan Telecom, Breizh Telecom, Carrefour Mobile, Debitel, M6 Mobile, NRJ Mobile et Ten.

(2)           reste à savoir si nos portables respectent ou non ce niveau d’ondes

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