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Le Carnaval

27 mars 2011

Carnaval est la période de festivités (dans les pays  anglophones, germanophones et hispanophones ) ayant lieu durant la saison qui précède le carême et qui débute à l’épiphanie (le 06 janvier).

Le mot vient du latin médiéval carnelevare (signifiant enlever ou retirer la viande) car les catholiques ne mangent en effet pas de viande pendant les 40 jours du carême. Le carême  rappelle le récit biblique des quarantes jours que passa Jésus dans le désert, période durant laquelle les chrétiens s’astreignent à une discipline religieuse et font un retour vers dieu.

Les manifestations les plus importantes du carnaval se déroulent pendant  les trois jours gras ( les trois jours précédents le mercredi des cendres) , le mardi gras étant le dernier jour du carnaval.

Le carnaval n’est pas à l’origine une fête associée à la religion mais plutôt une tradition liée aux cycles saisonniers et agricoles. Cependant, dans sa volonté de s’imposer comme seule religion, l’église catholique a lutté dans un premier temps contre les pratiques dites païennes ou idolâtres et les a progressivement récupérées et intégrées aux pratiques et croyances catholiques. Heureusement, certains carnavals ont conservé un caractère païen : tout simplement fêter la fin de l’hiver, célébrer le retour du printemps, de la fécondité, et le réveil de la nature. C’est une période où l’on fête des jours meilleurs en brûlant Carnaval, représenté par un mannequin fait de paille ou de chiffons, qui symbolise l’hiver que l’on chasse.

Les travestissements en tous genres et les masques prennent les caractéristiques des êtres surnaturels et les esprits des éléments de la nature, il s’agit pour chacun de paraître autre qu’il n’est, faisant écho aux fêtes médiévales comme les fêtes des fous où les maîtres et leurs serviteurs échangeaient leurs rôles respectifs. Le déguisement permet une certaine légèreté et se compose de couleurs vives (la sobriété n’est pas à l’ordre du jour) ; on se lâche à tous les niveaux au son d’une musique qui se doit d’être bruyante et entraînante. Les carnavals les plus connus sont ceux de Venise, Rio, Bâle, la Bavière, l’Espagne etc…

Les gâteaux et pâtisseries du carnaval et de mardi gras sont sensiblement les mêmes que pour la chandeleur : crêpes, beignets, gaufres, bretzels etc…

Il faut savoir que ce sont toutes des pâtisseries faites à peu de frais car ne nécessitant que des ingrédients de bases (œufs, farine, eau, lait) accessibles à toutes les classes sociales.

Selon les légendes, les crêpes seraient un souvenir des galettes que le Pape Gélase 1er offrait aux pèlerins venant en pèlerinage à Rome au Ve siècle. Chez les païens, la crêpe symbolise tout simplement l’astre solaire que l’on fête notamment à Imbolc ( 1erfévrier)  et connu sous le nom de chandeleur pour les chrétiens.

Le beignet remonte aux fêtes des calendes romaines qui portent des noms différents suivant la composition où la région  (bugnes, pets de nonnes, oreillettes, roubigneaux, ganses, nouets etc…)  Il n’a pas d’histoire précise :  fait de petit  tas de pâtes et très nourrissant, il doit être né dans les campagnes.

Les gaufres datent du moyen âge. A l’époque, une confrérie fut créé par St louis : celle des oublayeurs qui fabriquaient un biscuit cuit entre deux fers et dérivé des hosties. Fines, roulées en forme de cornet ou de bâton, et décorées d’inscriptions et d’images pieuses, les oublayeurs les vendaient dans les rues et sur le parvis des églises. Le moule à gaufre d’aujourd’hui est dû à un forgeron dont les plaques  ressemblaient à des rayons de miel. On donna aux gâteaux cuits ainsi le nom de gaufres qui vient de rayon de miel (gafrum).

Le bretzel serait né au pays de Hanau. Une vieille légende du XVe siècle raconte qu’un boulanger d’Ingwiller fut emprisonné pour avoir calomnié la concubine du comte Jacques le Barbu. Un défi est lancé au boulanger pour retrouver sa liberté : fabriquer un gâteau au travers duquel il sera  possible de voir trois fois le soleil . Il eut beau se gratter la tête, aucune idée n’en sortit. C’est un jeune qui vola à son secours en tordant un barreau de sa geôle, imprimant la forme caractéristique du bretzel. C’est ainsi que le boulanger fut libéré et lança la mode  du bretzel !

 

 

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