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Randonnée féminine au Valtin le 20 août 2011

3 septembre 2011

Le Valtin nous voila !

Eglise du Valtin – Samedi 20 août – 16H00. Notre petite équipée se prépare à affronter un week-end caniculaire. Composant avec la météo, nous avons toutes les cinq opté pour des tenues légères de circonstance à faire pâlir Lara Croft.

Bien qu’ayant privilégié le strict minimum, nos sacs à dos de 60 L pèsent tout de même 15 kg et nous donnent, à peine enfilés, la sensation d’être des tortues.

Rapide passage en revue du matériel embarqué et on se met en route sans traîner car nous avons quatre heures de marche pour atteindre le point de chute et organiser notre campement pour la nuit.

Pas d’objectif particulier pour cette première rando : nous souhaitons avant tout passer un sympathique moment et nous ressourcer un peu,  libre à nous de décider collectivement de notre trajectoire.

D’emblée, deux sentiers s’offrent à nous, lequel choisir ? Pour ma part, j’ai beau tourner la carte dans tous les sens, je n’y comprends rien, pas vraiment douée (voila ce que c’est que de sécher la dernière sortie topo !). Pas de panique, Elodie et Virginie arrivent à la rescousse et prennent les choses en main… Y’a plus qu’à suivre.

Petit dénivelé de 80 mètres pour entrée en matière, rien de bien méchant mais avec la chaleur, une condition physique moyenne et le poids des sacs sur nos épaules, ce n’est pas non plus une promenade de santé et je souffle comme un phoque… Mais il ne s’agit pas là d’une compétition et les plus rapides font des pauses pour attendre les retardataires, l’ambiance est détendue. Nous avons l’avantage de marcher en sous-bois et bénéficions de l’ombre procurée par la sylve montagnarde ainsi que de l’air frais des Vosges.

Après une petite descente un peu raide pour rejoindre la rivière, nous longeons cette dernière sur quelques centaines de mètres avant de définir notre campement.

Et au milieu coule une rivière

 Le coin idéal pour passer la nuit est bientôt repéré. Les rôles sont de suite répartis : Emma et Virginie installent le couchage, tendant des cordes entre les arbres pour y installer les bâches, Elodie, armée de sa machette, s’occupe du bois, Auriane et moi nous attelons à remonter de grosses pierres de la rivière afin de délimiter le feu.

Le campement est vite monté, le feu rapidement allumé … organisation parfaite. Nous prenons nos marques. Couchage à même le sol pour toutes, à l’exception d’Elodie qui a hâte de tester son hamac et l’installe entre deux pins ; elle passera finalement une nuit épique entre le feu à entretenir et la visite d’une bestiole volante d’espèce indéterminée dont elle se piquera (à moins que ce ne soit l’inverse ?!)

Les grillades arrosées de vin passent très bien, certes, le rosé pique un peu mais certaines ont  l’esprit de sacrifice et se forcent un peu pour terminer la bouteille (par pur esprit de camaraderie, je tairai les noms !)

Ces quelques libations, nous ont mises en condition pour attaquer les chants qui, tout comme dans Astérix, se terminèrent tard dans la nuit avec, en bouquet final, l’inénarrable Lili Marleen (version remastérisée) de Virginie que le barde Assurancetourix n’aurait pas renié.

La lune est claire, la ville dort… et nous avec. Extinction des feux à minuit et nuit agitée pour toutes…

 Vertical limit

 Réveil à ?, peu importe, nous prenons notre temps. Petit déjeuner, remballage du campement, rapide toilette car un essaim de mouches nous a prises en sympathie, nettoyage des lieux et hop, c’est reparti.

Ce second jour, c’est du sérieux : un dénivelé de 400 mètres nous attend (du moins si nous prenons l’option intégrale concoctée par Emma.)

On ressort les cartes et nos deux sherpas nous tracent la voie.

C’est parti pour un premier dénivelé : moins d’ombre et pas un brin de vent, on commence à en baver sérieusement et ce n’est qu’un début.

Bon, ce n’est pas non plus un challenge et on décide donc de couper un peu : azimut brutal pour récupérer un petit chemin sinueux, c’est parti pour un peu d’escalade dans le lit d’un ancien cours d’eau (que ne ferait-on pas pour prendre un raccourci !)

Aïe, les roches se révèlent glissantes et instables, un petit ruisseau passe sous les éboulis. Après 20 mètres de montée, aucune trace de notre petit chemin et impossible de redescendre car la pente est trop raide, trop glissante, il n’y a pas de point d’accroche car les rochers sont mouvants.

Nous n’avons pas d’autre solution que de grimper par paliers parmi les ronces et les orties.

A chaque étape, inquiétude et déception : toujours pas de chemin. Nous ne voyons ni le sommet ni la base et devons continuer notre escalade en évitant les chutes de pierres et de branchages.

Auriane, Elodie et Virginie jouent les cabris. Les derniers paliers sont plus délicats et Auriane me dépanne en me lançant sa corde pour que je puisse, à mon tour, me hisser sur les parties les plus abruptes, les derniers mètres se faisant sur un terrain glissant et plus dénudé au niveau des prises et points d’appui.

Enfin, cris de joie de Virginie et Elodie, arrivées les premières au sommet. Elles ont trouvé, non pas le petit chemin, mais bel et bien le col du Sifflet à 1079  mètres. Parties du fond de Xéfosse à 868  mètres, nous avons donc parcouru un dénivelé de 211 mètres dont une majeure partie en pente raide.

Pique-nique au sommet pour fêter ça. Le retour ne sera que pure formalité : tout nous parait bien évidemment plus facile après cette aventure.

On apprend toujours de ses erreurs et cette épreuve bénéfique nous aura apporté l’immense satisfaction de nous être dépassées et d’être restées solidaires en toute situation.

Merci à toutes.

Stéphanie

Le club des cinq !

Nota : vérification faite sur internet, l’échelle de cotation mentionne que la « petite » rando effectuée est classée en T3. Définition : « sentier pas forcément visible partout dans le terrain. Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Appui des mains nécessaire pour l’équilibre. Si balisé: blanc-rouge-blanc. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace. Exigences: Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacité d’orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne »… On s’en est finalement pas trop mal sorti pour des débutantes !

Veillée au coin du feu

Petite pause méritée

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