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Compte-rendu d’activités du week-end franco-hispanique 2011

25 janvier 2012

Depuis longtemps et afin de nous remotiver pour aborder sereinement la partie descendante de l’année, notre bannière Alsacienne organise un petit week-end pour consolider les liens qui nous unissent.

 En 2009, à l’instar de notre regretté ami le Docteur Claude NANCY, la première rencontre entre notre groupe alsacien et le groupe catalan Devenir Europeo eut lieu. Des deux côtés tout se passa à merveille et semblait très motivant pour l’avenir.

N’ayant pu nous voir en 2010, nous avons expressément voulu charger l’emploi du temps de ce week-end, afin qu’il soit riche de découvertes tant culturelles qu’humaines et politiques.

Notre estafette, spécialement chargée de la communication et des relations internationales, est venue chercher nos camarades Espagnols à la gare. Le temps était encore au beau fixe : chaud et sec avec une température de près de 35°C. Profitant de cette météo clémente, une petite visite du village d’Eguisheim fut organisée. Ce village ne se trouve qu’à 5 km au sud-ouest de Colmar, préfecture du Haut-Rhin, que nos camarades avaient visitée en 2010. Haut lieu du tourisme dans la région colmarienne, Eguisheim si situe au beau milieu de la route des vins.

Les débuts de la viticulture dans la plaine d’Alsace datent de la période romaine, stimulés par la présence des garnisons de Germanie supérieure, dont les légionnaires et auxiliaires étaient de gros consommateurs de cette denrée de luxe qu’était alors le vin.

Au XVème siècle, la plupart des cours européennes du Nord de l’Europe achètent du vin d’Alsace. Celui d’Eguisheim part par voie navigable et sa qualité est telle qu’il supporte un transport en barrique de plusieurs semaines et que des millésimes exceptionnels comme 1539 sont conservés pendant plusieurs décennies !

Outre l’aspect viticole de cette citée, sa renommée vient également de sa forme. En effet, le village, battit autour du château qui a vu naître le pape Léon XIII, est formé de deux rues circulaires concentriques. Aussi, il est possible de faire le tour complet du village sans changer de rue !

Au centre du village, outre le château et la chapelle, se trouve une fontaine octogonale qui est une des plus imposantes d’Alsace ! Le bétail venait s’y abreuver et les habitants y puiser l’eau pour des usages domestiques. Une statue du pape, Saint-Léon, est placée au sommet de cette fontaine.

Après avoir visité ce village et s’être attardé dans différentes échoppes de souvenir, nos hôtes furent déposées à leur hôtel afin de se préparer pour la soirée.

Quelques temps après, nous nous sommes retrouvés dans une petite auberge en comité restreint. La disposition de la table nous a permis de partager un moment très sympathique où joie et bonne humeur étaient au rendez-vous.

Certes, il y eu beaucoup de restaurants et d’auberges, mais comme chacun le sait, en Alsace nous aimons bien vivre et bien manger !

 Malgré la barrière de la langue, et nous tenons à remercier ici le traducteur, nous avons pu échanger sur les activités de Devenir Europeo ; principalement quant aux conférences, mais aussi, et surtout, quant aux activités féminines.

Pour nous autres filles, parfois mises de côté, il devient primordial de fonder une structure plus autonome et rationnelle. Aussi, toutes idées et conseils sont les bienvenus.

 Pour la seconde journée, après une très courte nuit, nous partîmes pour la montagne. Dans nos projets nous espérions faire une balade dans les Vosges, profiter du temps et de la vue, mais une météo capricieuse ce jour là nous a fait revoir quelque peu cette idée : 24°C de moins que la veille, des nuages et de la bruine… Mais pas de quoi nous décourager !

A 10 heures du matin, nous retrouvions d’autres membres de notre communauté dans la cours d’une ferme auberge à plus de 1.000 mètres d’altitude. Rapidement nous nous installâmes au chaud, dans une salle réservée, au cadre pittoresque haut en boiseries.  Là, jusqu’au repas, nous pûmes deviser de choses et d’autres.

Puis ce fut l’heure du repas, bien nécessaire avant la marche à venir…. Nous primes pour la plupart le traditionnel repas marcaire[1], composé de la tourte en entrée, puis des roïgabrageldi (pommes de terres grillées avec de la crème) accompagnées de collet de porc fumé et de la salade verte suivis, bien entendu, du fromage de Munster ! En période estivale on pourra également opter pour une tarte aux myrtilles en guise de dessert…

Vous l’aurez constaté, chez nous la gastronomie fait partie des mœurs ; gastronomie souvent accompagnée d’un bon vin… d’Alsace bien sûr !

 Après cette mise en jambe gustative nous nous sommes préparés pour la marche. Le Hartmannswillerkopf, rebaptisé Vieil Armand par les poilus de la Première Guerre Mondiale, est un sommet qui se situe dans le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges.

D’une altitude de 956 mètres, cet éperon rocheux très boisé offre des panoramas exceptionnels sur la région de Cernay, la plaine d’Alsace, la Forêt-Noire, le Jura, les Alpes suisses et naturellement une partie du Massif des Vosges. Son sous-sol riche renferme des sources d’eau minérale captées à Wattwiller.

Le Vieil Armand, situé sur l’axe séparant la partie de l’Alsace, redevenue française dès 1914, et celle reprise par les troupes allemandes, était une forteresse stratégique âprement disputée. Il fut le théâtre, pendant la Grande Guerre, de violents combats qui firent des dizaines de milliers de victimes franco-allemandes, près de 25.000 en majorité françaises. On se rend compte de l’absurdité de cette guerre fratricide quand on est au sommet, au niveau de la croix, où il n’y avait qu’environ 22 mètres entre les lignes allemandes et françaises ! Une crypte, renfermant les restes de 12.000 soldats inconnus, ainsi qu’un cimetière national ont été bâtis sur le site afin de commémorer les événements qui s’y sont déroulés… Deux croix, dont l’une éclairée la nuit, marquent également les douleurs et les morts qu’il y a eut sur cette montagne, nommée également : « la mangeuse d’hommes »…

Durant un peu plus de deux heures, deux passionnés nous guidèrent pour une marche sous un ciel gris et austère, chargé de pluie. Ces derniers nous emplirent d’images, d’émotions, de récits et d’explication afin de nous replonger au mieux dans cette sombre période… A travers leurs explications nous tâchions d’imaginer le même endroit, nu, sans plus aucun arbre, fumant, avec les tranchées jonchées de cadavres et de rats, des villages entièrement vides dans la vallée et partiellement détruits…

Puis ce fut le moment de rentrer, la tête pleine de ces récits épiques, de cette guerre européenne, ô combien fratricide, et qui a englouti, pour si peu d’idéaux et de résultats, une jeunesse avide de vivre !

 Pour la seconde fois ce soir-là, notre bannière Terre et Peuple Alsace avait demandé à l’écrivain Hervé Ryssen de tenir une conférence.

Issu d’un milieu catholique et ayant suivi des études supérieures sans aucun problème, Hervé RYSSEN pris la parole pendant un long moment. Il a naturellement évoqué son sujet fétiche, à savoir le rôle du « Peuple Elu » dans le monde, mais également leur psychanalyse, qu’il est certainement le mieux amené à connaître. Puis, dans une seconde partie, en vue de présenter son nouveau livre « Le racisme anti blanc », il nous a fait une énumération de certains faits divers sciemment passés sous silence…

Finalement il y eut un échange de questions.

Hervé Ryssen est une personne très simple que nous apprécions beaucoup et qui s’investit énormément pour nos idéaux, d’une part avec les conférences qu’il donne régulièrement dans toute la France mais aussi à travers ses livres et ses affiches percutantes. Nous possédons quasiment tous ses ouvrages dans nos bibliothèques.

 Bibliographie :

–                Les espérances planétariennes (2005)

–                Psychanalyse du judaïsme (2006)

–                Le fanatisme juif  (2007)

–                La mafia juive (2008)

–                Le miroir du judaïsme (2009)

–                Histoire de l’antisémitisme (2010)

–                Le racisme anti blanc (2011)

 Au troisième jour, les passionnées de moyen-âge que nous sommes se retrouvèrent en milieu de matinée dans les ruines d’un château. Ce fut pour nous l’occasion d’une agréable visite en pleine nature afin de découvrir un nouveau lieu et son architecture. Ainsi, en avons-nous profité pour nous remémorer le passé de notre Europe et avons rendu hommage à nos Anciens ; moment important pour nous et qui nous tient toujours à cœur.

A l’issue de cette commémoration, nous nous sommes rendus dans un restaurant de la région où nous avons pris un repas communautaire et pantagruélique avant de pousser quelques chants. Ces repas, aussi longs soient-ils, restent toujours pour nous l’occasion de faire le bilan d’une année sur l’autre et d’échanger nos opinions.

 Tôt le quatrième jour, notre estafette raccompagna nos camarades à la gare. Pour nous, le week-end s’achevait, pour eux de longues heures les séparaient encore de leurs familles.

 Nous pouvons donc conclure que ces journées furent axées sur la cohésion, le besoins d’être réunis ensemble pour une même cause ; le besoin de sentir que nous ne sommes pas seuls et qu’un peu partout en Europe des voix s’élèvent. Il est primordial pour nous de tout faire pour garder cet esprit de camaraderie, car aujourd’hui nous vivons dans une société où tout est fait pour que nous puissions communiquer ; le plus souvent, via de nouveaux moyens et de nouvelles technologies qui sont en fait contreproductifs : radio, télévision, SMS, mails, Facebook, etc…

Au lieu de faciliter les échanges, ces nouvelles technologies nous éloignent les uns des autres, nous isolent et nous détournent de ce besoin naturel de se retrouver. De par leur facilité elles nous égarent également du labeur et nous ouvrent les portes du vice et de la fainéantise.

Pour toutes ces raisons il nous semble important pour la cohésion de nos groupes, de nous réunir pour nous ressourcer et nous motiver, et ce maintenant au-delà de nos frontières nationales.

 Mimi et Klm


[1]           Les marcaires, dont la tradition remonte au IXème siècle, sont des fermiers de haute montagne qui ont modelé le paysage des chaumes et transformé par leur dur labeur ce coin de terre alsacienne. Le marcaire passe l’hiver dans la vallée, puis monte avec son troupeau de vaches sur les alpages à la fin mai. Il y reste tout l’été et ne redescend qu’après la Saint-Michel, lorsque les tempêtes et les bourrasques d’automne l’obligent à quitter sa marcairie et ses chères montagnes. Sa principale occupation consiste en la fabrication du fromage de Munster. Pour vivre isolé en ces hauteurs, il lui fallait des aliments qui se conservent : viande fumée, puis plus tard pommes de terre et oignons qu’il accommodait avec la crème ou le fromage issu des vaches dont il s’occupait. Ce repas simple et traditionnel est maintenant la marque de fabrique des fermes auberges des Vosges.

 

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