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Le Silbertall

5 mars 2014

Amis Wandervogel bonjour,

C’est à l’issue d’un hiver quasi inexistant, lors d’un printemps précoce et au premier jour de la nouvelle heure que nous avons fait notre première randonnée officielle de l’année.

Les Dieux étaient avec nous et nous avons pu profiter d’une fantastique journée. Le nombre élevé de participants nous a réjoui (merci à tous). Chacun aura pu remarquer que l’adage disait vrai : la marche permet de faire un minimum d’efforts très complets (c.f. dernière montée avant le monument TURENNE…) tout en permettant de nous retrouver et de discuter.

Début de la randonnée à l’heure, en nombre et de bonne humeur. Nous sommes partis de STEINBACH et avons suivi le sentier minier. Nous avons remonté le Silberthal en longeant l’Erzenbach (ruisseau des minerais). Ce cours d’eau serpentait jadis à travers les mines avant de rejoindre le village, et permettait d’exploiter et de traiter les minerais. Les cascades de l’Erzenbach devaient être la plus belle partie de cette randonnée, mais hélas le manque d’eau les rendait quelque peu ridicules.

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Comme le temps nous le permettait, nous sommes montés jusqu’au monument du camp de TURENNE, et avons même poussé le vice jusqu’au rocher d’Ostein.

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Ensuite, suivant la crête, nous nous sommes rendus jusqu’au rocher du chêne de Wotan d’où la vue sur la vallée de THANN et la plaine d’Alsace est superbe. Au pied de ce rocher, se trouve le grand abri du Rehbrunnel où nous avons déjeuné à midi.

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Après un repas en franche camaraderie, nous avons commencé notre descente vers STEINBACH et sommes passés par le rocher de l’Hirnelestein, superbe mégalithe qui s’élève à 35 mètres de haut. De son sommet, accessible par un escalier de fer sécurisé, la vue est splendide sur la plaine d’Alsace, la Forêt Noire, les monts du Jura, et par grand beau temps, sur les Alpes Bernoises.

Avant la première guerre, la famille Muller y possédait un café très fréquenté par les gens du village et des environs. On pouvait y déguster un vin de raisin rouge, le fameux « Steibacher Rota ». Ce café, construit en planches, fut détruit pendant les tourments de la Grande Guerre.

Maintenant ce site est équipé par la FFME et offre un terrain de découverte à la pratique de l’escalade sur une vingtaine de voies.

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Puis ce fut un rapide retour au parking où d’autres camarades nous ont rejoints pour la visite de la mine Saint-Nicolas. La visite commença par au local de l’association KALITROC que nous remercions vivement pour son accueil, sa disponibilité et tous les renseignements qu’elle nous a fourni. Après une présentation historique du site ainsi que des minéraux qui y ont été découverts, nous pûmes aller dans les mines où la température est en permanence autour de 8°C avec un taux d’humidité très élevé.

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Fort heureusement, une agréable guinguette nous attendait à l’issue de la visite et nous pûmes encore prendre une dernière tournée entre camarades !

– Si cette journée vous a plu, ou si elle vous a donné envie, enfants, jeunes ou plus anciens, n’hésitez pas à nous rejoindre le 27 avril prochain. –

Historique des mines :

STEINBACH était un petit district minier dont les premières traces remontent au XVème siècle. Des mineurs venus d’Europe Centrale y exploitaient du plomb, de l’argent, du fer et du cuivre. Du milieu du XVIème siècle et jusqu’à la guerre de Trente Ans (1618-1648), l’activité fut intense dans toutes les mines vosgiennes.

A cette époque les mines de STEINBACH passèrent sous le contrôle de l’administration des mines de GIROMAGNY. De 1612 à 1633 la mine Saint-Nicolas est citée comme la plus productive de STEINBACH. Elle livrait un minerai en plomb et en argent de très bonne qualité qui était enrichi sur place puis transporté par chars à bœufs jusqu’à GIROMAGNY, où le plomb servait à la séparation de l’argent.

Pour permettre l’exploitation en profondeur des filons, on installa des pompes. A l’extérieur, une grande roue à eau (diamètre entre 8 et 9 mètres) était mue par l’eau d’un étang situé en amont. Puis, un jeu de perches en sapin, faisait office de bielles. Ce mécanisme était reproduit différentes fois et permettait, par un effet de cascades, de pomper l’eau jusqu’à une profondeur de cent mètres.

Durant cette période, 10 mineurs étaient occupés à la mine Saint-Nicolas. Au début du XVIIIème siècle les mines furent arrêtées. Après la guerre de 1870-1871, l’Alsace fut annexée par la Prusse et, à partir de 1874, on nota une reprise des travaux dans le secteur de STEINBACH. La société prussienne « Brigitta » entrepris des travaux importants pour accroître la production. Un puits fut foncé, jusqu’à 35 mètres, puis on installa une chaudière à vapeur, un chevalement et une machine d’extraction ; par la suite on continua le fonçage du puits jusqu’à 65 mètres. A ce niveau on commença le percement de travers-bancs pour atteindre les différents filons.

L’exploitation continua jusqu’à la fin de l’année 1902, puis la société « Brigitta » annonça la fin de l’exploitation. C’est le début de la fin des mines de STEINBACH et vers 1904 les derniers mineurs continuèrent leurs carrières aux Mines de Potasse d’Alsace dont l’aventure venait de commencer à quelques kilomètres de là…

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