Archive for the ‘Histoire et Culture’ Category

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Seppi tag en Milhüsa

19 mars 2014

A vous, Kamarades travailleurs, ouvriers et tâcherons, soyez fiers de votre labeur et faites-le avec plaisir et passion.

Ne vous laissez pas tenter par les sirènes syndicalistes ou les lanternes communistes qui dans leurs sillages drainent l’ombre de 100 millions de morts.

L’unique issue à vos appels incompris se trouve dans un renouveau de notre Terre et de nos Traditions.

Aussi en voici une qui vous est spécialement dédiée.

 

Le 19 mars est le jour de la Saint Joseph. En alsacien, on a l’habitude de mettre un -i à la fin des prénoms : Auguste devient Güsti, Bernard devient Berni ou encore Joseph devient le célèbre Seppi. Ainsi, la Saint Joseph se dit en alsacien : « Seppi tag ».

Charpentier de son métier, Saint Joseph travailla pour subvenir aux besoins de Marie et de Jésus. Il initia le « fils de Dieu » aux travaux des hommes. C’est pour cela qu’en 1955, le Pape Pie XII a institué la fête de Saint Joseph travailleur le premier mai en plus de sa fête du 19 mars. Saint Joseph est le patron des charpentiers, des bûcherons, des artisans, des charrons, des ébénistes, des ingénieurs, des sonneurs de cloches et des travailleurs manuels en général. Il est le modèle et le protecteur des travailleurs chrétiens. On le prie pour obtenir la grâce de trouver un emploi ou pour bénir tout ouvrage et tout travail qu’on lui aura confié. Dans le canton de Schwytz, en Suisse, la majorité des magasins sont d’ailleurs fermés en ce jour.

Mais les saints de l’église catholiques ne sont pas toujours barricadés dans leurs carcans. Leurs fonctions peuvent changer ; leurs sens se folkloriser et se calquer sur les figures des rituels agro-calendaires. Parmi les grands classiques alsaciens, il y a les deux Saint Jean, gardiens des solstices. Mais le saint le plus populaire et le plus familial, à en juger par la popularité du prénom, est Joseph, allias « Seppi ». Il y avait autrefois beaucoup de « Seppi » dans les vallées, c’était un prénom très répandu et il y en avait de toutes les sortes…

Avec l’industrialisation, ils ont quitté leurs vallées et leurs villages pour la cité du Bollwerk. L’essor de l’industrie, moteur du développement de la ville, a d’abord été le fait de l’industrie du textile, puis des activités attenantes : mécanique et industrie chimique. Quelques éléments de ce secteur ont survécu jusqu’à nos jours, mais la crise qui a frappé le textile après la Seconde Guerre mondiale a frappé durement MULHOUSE. Une réorientation majeure s’est opérée avec l’implantation d’un centre de production automobile en 1962, qui a entraîné une restructuration d’une grande partie du tissu industriel local. A noter la proximité également du bassin potassique qui fut un grand pourvoyeur d’emplois tout au long du XXème siècle.

sacmD’un point de vue architectural, MULHOUSE dénote avec le reste de l’Alsace. L’une des principales raisons provient de son histoire marquée par une croissance urbaine extrêmement rapide au XIXème siècle, la faisant passer du statut de bourg à celui de ville importante en quelques décennies. En effet, tel GLASGOW au Royaume-Uni, MULHOUSE fut au centre de la révolution industrielle. Voici d’ailleurs une liste non exhaustive des plus importantes sociétés qui ont participé à l’édification industrielle de cette ville.

DMC :                           En 1746, Jean-Henri DOLLFUS, fonde une entreprise textile avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques SCHMALZER et Samuel KOECHLIN. Profitant de l’engouement de l’époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main.

SACM :                         André KOECHLIN ouvre un atelier de construction de locomotives à MULHOUSE en 1839. Les affaires se développeront vite et KOECHLIN fusionne avec les Ateliers de Graffenstaden pour créer la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM). L’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne en 1871 entraîne le repli de la SACM à BELFORT. En 1893, la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor, General Electric s’associe à la compagnie française Thomson-Houston. En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom contraction d’ALSace-THOMson. ALSTHOM deviendra ALSTOM lors son introduction en bourse de NEW-YORK en 2001.

SCHLUMBERGER :    Nicolas SCHLUMBERGER s’établit à MULHOUSE en 1545, où il devient tanneur. C’est la naissance de l’une des plus grandes dynasties industrielles françaises active dans le textile, la mécanique, l’électronique, le pétrole, la banque et la viticulture.

Toutes ces usines, et bien d’autres, ont embauché des cohortes de « Seppi » dans leurs ateliers. A l’époque, bien que les 35 heures et que les congés payés n’existaient pas, certains patrons étaient bien plus humains qu’aujourd’hui et souhaitaient aider au mieux leurs employés.

De nombreuses maisons d’ouvrier ont vu le jour à ce moment-là. Jean DOLLFUS instaura même un projet de « cités ouvrières » qu’il confia à l’architecte Jules SCHERR. Il offrit le terrain et demanda à ce qu’une église soit construite en moins de 2 ans, avec un budget limité. Encouragé à s’orienter vers des solutions audacieuses, SCHERR dessina un édifice à structure métallique apparente. Ce fut un magnifique succès et la troisième église catholique de MULHOUSE, rue de STRASBOURG, au cœur de « la cité », fut consacrée en 1883. Lorsqu’en dehors de l’usine, le bistrot et l’église étaient les seuls horizons de la Cité, il n’est pas étonnant qu’elle fût baptisée du nom de Saint Joseph !

Le chanoine Henry CETTY a en charge de la paroisse créa également de nombreuses œuvres sociales comme système de prévoyance, assurances contre la maladie, pensions pour les veuves, patronages ouvriers, crèche, etc…

La plus connue de ses créations est la première Caisse de Crédit Mutuel (Saint Joseph) en 1896 qui, sans subventions de l’État, permit la construction ou la rénovation de mille logements entre 1897 et 1909. Comme quoi Seppi était partout…..

Confronté comme nous aujourd’hui à la montée de l’individualisme, il fut décidé de fédérer tous les travailleurs de la ville autour de la fête de Saint Joseph, d’organiser des réjouissances et des cortèges, retisser des liens entre la nature qui apporte la matière première, les professionnels et les habitants de la ville. Le « Seppi tag » était né.

Outre les ouvriers, c’était aussi la fête de tous les artisans du bâtiment. Pour comprendre l’importance de la fête, il suffit de savoir que le bâtiment en hiver ne marchait pas fort, et qu’il n’y avait pas encore de caisse des congés payés du bâtiment pour assurer le lien pendant les périodes d’intempéries. Le 19 mars, c’est presque le printemps, c’est le redémarrage des chantiers, c’est pourquoi cette fête était tellement importante pour les artisans du bâtiment.

En effet, le 19 mars marque la montée de la sève et l’envol des oiseaux. C’est au milieu du mois de mars qu’ils construisent leur abri et entament la saison des amours. A ce sujet le proverbe dit : « Pour la Saint-Joseph, chaque oiseau bâtit son château. »

Il était de tradition, autrefois dans les campagnes, de célébrer pour le « seppi tag » le mariage des oiseaux qui a lieu à l’équinoxe de printemps. Les ethnologues soulignent que cette tradition du mariage des oiseaux donnait lieu dans certains villages à des regroupements festifs auprès de ce qu’ils nomment des « pierres à oiseaux ». D’autres termes existent comme « la pierre du mariage des oiseaux », « la table du mariage des oiseaux » ou encore « la pierre au saut ».

Pour le « seppi tag », on se rend en bande à la « Pierre » et on saute deux par deux en se tenant la main : un mariage façon oiseau ? Toujours est-il que garçons et filles sautent ce jour-là et durant toute l’adolescence, jeu qui sans doute d’année en année, apparie peu à peu les couples. Accompagnant le saut, une onomatopée imitant un cri d’oiseau est émise par le garçon, qui le chante ou le siffle.

Ce rite, avec sauts et appariements, se rapproche finalement de celui de la Saint Jean, où la lumière trouve sa place avec le feu solsticial au-dessus duquel on saute pour avoir la chance de se marier dans l’année ! Le printemps et l’été émoustillent les sens, et l’on pense alors à perpétuer le clan…

rocher du mariage des oiseaux

Cette année, vous le remarquerez si vous leur accordez quelques instants d’observation, les oiseaux sont bien en peine car le printemps tardif a privé les arbres de feuilles et ils ont bien des soucis pour y cacher leurs nids qui devraient déjà être prêts pour les futures couvées. Le redoux aidant, depuis quelques jours, ils mettent les becquées doubles pour assurer leur descendance ! A leur image, ne perdons pas courage et profitons du Seppi Tag pour mettre les bouchées doubles dans notre lutte.

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Schieweschlawe, Schybaschlaha, ou Scheibenfeuer…

13 mars 2014

Mais que signifient donc ce charabia barbare venu d’outre-tombe ???? Nous pourrions traduire ces termes alémaniques en « disque frappé » ou « disque brûlé ».

De quoi s’agit-il ? C’est une tradition germanique liée au carnaval ; une très ancienne coutume d’Europe centrale où des disques incandescents de bois sont jetés au moyen de piques depuis les pentes des collines vers la vallée, afin d’expulser les esprits de l’hiver. Cette tradition s’était fixée précisément là où une éminence naturelle permettait à l’arabesque rougeoyante de rendre son plus bel effet.

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Le premier document attestant des Scheibenschlagen date du XIème siècle. Il s’agit d’une gravure datant du 21 mars 1090 et expose qu’un couvent a été incendié à LORSCH, en Allemagne, par un disque enflammé lancé lors d’une fête d’équinoxe de printemps. Toutefois, des origines encore plus anciennes semblent exister, puisqu’un capitulaire de Charlemagne datant de 742 interdisait déjà de tels feux en raison des dangers qu’ils présentaient pour les habitations !

Nous retrouvons cette pratique depuis la Souabe-alémanique jusqu’au Tyrol du Sud. Mais c’est essentiellement autour de la partie Sud de la plaine du Rhin (Forêt-Noire, Breisgau, région de Bâle, Alsace), dans le Vorarlberg, dans les régions du Tyrol de l’Ouest et du Sud, dans les Grisons et dans la vallée du Rhin de Coire que la tradition est la plus ancrée. Quoique nous trouvons même des équivalents jusqu’en Roumanie !

Cette fête correspond à une survivance d’anciens rites païens. Nos ancêtres voyaient deux forces s’affronter : le monde favorable de l’été et le monde hostile de l’hiver. Pour eux, qui vivaient au rythme de la Nature, c’était un éternel combat entre lumière et ténèbres, entre la vie et la mort. Les rites qu’ils pratiquaient tel le Scheibenschlagen devaient favoriser les forces magiques ainsi que le réveil de la nature. Bien plus, les disques enflammés projetés dans la nuit, devaient chasser le froid de l’hiver et les mauvais esprits.

Chaque lanceur formulait ainsi des vœux de prospérité pour la saison à venir. En réussissant à lancer son disque haut et loin, on pensait s’attirer les faveurs des Dieux.

La coutume a toujours lieu le premier week-end de carême, appelé Buurefasnacht (carnaval des paysans ou vieux carnaval). Seul le village de Bernau, en Forêt-Noire, organise jusqu’à huit lancés de disques durant la semaine de carnaval sauf le mercredi des Cendres. De nos jours ce sont les organisations du village, les clubs ou les pompiers volontaires qui organisent cet événement. L’endroit où le feu est allumé et les disques sont battus se nomme dans de nombreux endroits Scheibenbühel ou roches des disques.

Dans les Grisons, ce sont les jeunes conscrits qui organisent la fête et jettent les disques en poussant leur dicton en romanche : « Oh tgei biala schibetta per la… (nom d’une fille) », soit : « Oh quelle belle roue pour… » ! En Suisse on donne à cette coutume le terme de « Schybaschlaha ».

Chez nous en Alsace, c’est le « Schieweschlawe ». Le lancer de disques le plus renommé à lieu à OFFWILLER, petit village au Nord du Bas-Rhin. Plusieurs semaines avant le carnaval, les préparatifs commencent. Toutes les bonnes volontés du village, quel que soit leur âge ou leur fonction, ramassent du bois mort dans la forêt communale et le déposent dans une clairière qui domine le village (le Schiewebarri). Là, sept grandes pierres plates sont dressées de manière à former autant de tremplins dirigés vers la vallée. Dans d’autres endroits, faute de pierres spécifiques, c’est un simple chevalet fait d’une planche de bois qui est utilisé pour frapper le disque.

Un grand feu est allumé dans l’après-midi. Dans les villages organisateurs, une atmosphère étrange et feutrée indique que derrière les petits carreaux des fenêtres se réjouissent des familles qui se livrent aux ultimes préparatifs de la fête… Les habitants et les familles se rencontrent et dégustent des boissons chaudes et des pâtisseries locales, les traditionnels Fasenachtskiechle (beignets de carnaval) qui, par leur forme, rappellent les disques du Schieweschlawe

Au crépuscule, le ciel rougeoyant annonce le début des festivités. Les habitants sortent de chez eux. La plus part portent des colliers de disques et tiennent de longs bâtons de noisetier. Souvent, une procession aux flambeaux les mène au Schiewebarri.Schiebi 02

Les disques, en bois de hêtre, sont selon les endroits, carrés ou ronds et d’un diamètre de 10 à 12 cm pour une épaisseur d’environ 2 cm. Ils sont percés au centre et sont achetés chez le menuisier du village ou sur les lieux mêmes du lancer. Il y a quelques années encore, chaque famille taillait ses propres disques dans des rondelles de bois de hêtres dont on amincissait les bords à coups de hachette. Le trou du centre était percé soit à la tarière, soit au fer rouge. Il en coute environ 12 € les 25.

Fixés solidement sur les bâtons, les disques sont ensuite placés dans l’énorme bûcher. Le bord aminci s’enflamme rapidement. Le lanceur brandit ensuite le disque rougeoyant en le faisant tournoyer au-dessus de sa tête, ainsi sa lueur sera renforcée par le balancer du bâton. Le lanceur s’approche alors d’un des tremplins de bois ou de pierre et durant ses moulinets énonce souvent des formules comme celle-ci :

« Schiebi, schiebo, wem soll die Schiebe go? Die Schiebe soll em (nom de l’élue) go. Goht sie it, so gilt sie it ! » Ce qui pourrait se traduire en : « Schiebi, schiebo, pour qui doit aller le disque ? Le disque devrait aller pour (xxx). S’il n’y va pas, elle ne viendra pas à moi ».

Le disque est alors frappé avec dextérité contre le tremplin : il rebondit en lançant des étincelles et le voilà parti dans l’air comme une étoile filante qui décrit une gracieuse courbe lumineuse vers la vallée. Bien entendu, il s’agit de lancer son disque avec adresse, haut et loin et de lui faire suivre une trajectoire harmonieuse.

Les femmes restent pour la plupart spectatrices, mais n’en encouragent pas moins leur famille. Certains virtuoses envoient leurs disques avec aisance et nonchalance et recueillent des cris et des sifflements d’admiration, d’autres, plus maladroits ou malchanceux se retrouvent hués !

Toute la veillée est ainsi rythmée par de petites émotions et l’événement n’est terminé que quand tous les ménages ont jeté leurs disques ce qui peut durer longtemps.

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Malgré l’originalité de cette coutume, chaque village insiste sur le fait que le Schieweschlawe doit rester authentique ! Aussi, les festivités ne sont entourées d’aucune publicité ni d’aucun commerce. A vous de trouver les bonnes adresses en Alsace et Outre-Rhin et de regarder dans votre calendrier quand tombe le premier week-end de Carême !

Le Schieweschlawe célèbre l’équinoxe de printemps. A partir de cette date les journées commencent à être plus longues que les nuits. Dans la préhistoire, les Européens appelaient déjà la renaissance du soleil par toutes sortes de manifestations visuelles ; avec cette coutume, nous perpétuons une pratique issue de la nuit des temps. Comme nos ancêtres, nous lançons vers la voute céleste des centaines de petits soleils qui sont autant de lueurs d’espoirs, autant de prières pour un retour rapide du printemps.

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En souvenir du bombardement de DRESDE

13 février 2013

Souvent décriée, utilisée par les journaux officiels pour salir notre image, la Gedenkmarsch DRESDEN est un symbole très fort de notre courant politique, de l’âme européenne même. Depuis 1995, année du « vol des 250.000 victimes » cette marche du souvenir a pris encore plus de sens. En effet, à l’occasion du 50ème anniversaire de la fin de la guerre, de nombreuses commémorations eurent lieu un peu partout en Europe. DRESDE devait inévitablement passer sur le devant de la scène. Or, ce qui devait être l’occasion de faire parler du sort de cette ville, rasée volontairement la nuit du 13 février 1945, allait en gêner plus d’un. Aussi, pour parer court à tout risque de récupération par « toute mouvance fasciste ou néo-nazie » il fut décidé de diviser le nombre de victimes par 10 ! Il suffit de regarder les livres « officiels » avant et après 1995 pour constater la chose. Voilà comment le chiffre officiel aujourd’hui ne serait plus que « d’environ » 25.000 morts… Naturellement l’Histoire a toujours été écrite par les vainqueurs, à nous, grands perdants, d’honorer nos morts et de propager la vérité à nos jeunes et à nos concitoyens.

Le bombardement injuste de DRESDE et ses nombreuses victimes ont révolté une part de la jeunesse allemande qui refuse de baisser la tête. Devant une telle bassesse morale, il est évident que nombre d’Allemands élevèrent des protestations et se décidèrent à lancer une marche du souvenir : la Gedenkmarsch DRESDEN.

Ces jeunes se sont constitués en association, la Junge Landsmannschaft Ostdeutschland (JLO) et s’engagent à dénoncer ce crime contre l’humanité. Chaque année, ils organisent la Gedenkmarsch DRESDEN. Depuis peu, cette marche du souvenir s’est « exportée » dans d’autres villes martyres comme HAMBOURG (Opération Gomorrhe du 25 juillet au 3 août 1943), NURENBERG (2 janvier 1945), PFORZHEIM (23 février 1945), etc…

L’idée de la marche ayant séduit un public de tout horizons, elle a conduit l’ensemble du personnel politique allemand à prendre conscience du drame et à organiser de son côté un rassemblement plus « politiquement correct » en mémoire des victimes de DRESDE.

Année après année, le programme de la manifestation s’étoffe quelque-peu mais reste le même dans ses grandes lignes. Après un premier défilé dans les rues de la ville-martyre, plusieurs représentants de diverses organisations prennent la parole :

  • ·                Le président des Junge Landsmannschaft Ostdeutschland, organisateur de l’évènement.
  • ·                Un élu local du NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands) qui en Saxe est le mieux implanté avec huit députés au Parlement Régional.
  • ·                Un représentant de la coalition pour l’action contre l’oubli (Aktionsbündnisses Gegen das Vergessen).

Chacun traite naturellement des évènements passés, mais tend aussi à faire un parallèle avec le monde actuel où le lâche est mieux considéré que le héros.

Puis, les participants procèdent à un moment de silence et de recueillement en mémoire des habitants de DRESDE, morts dans ce terrible holocauste. La nuit venue, c’est au flambeau et en silence que la foule défile dans les rues de la ville.

Il est possible de trouver différentes informations complémentaires ainsi que des photos des différentes commémorations sur le site de l’association :

http://www.gedenkmarsch.de/dresden/

Outre l’assassinat de centaines de milliers de personnes, il ne faut pas oublier que le bombardement anglo-américain détruisit également le centre culturel et artistique de la ville. Connue depuis des siècles comme étant le siège du peuple Saxon et de ses Rois, DRESDE, la « FLORENCE de l’Elbe », perdit cette nuit-là son âme pour toujours. La ville toute entière sombra dans l’abysse… Ses habitants, ses monuments, ainsi que ses richesses culturelles furentVOLONTAIREMENT balayés par le feu et les bombes. Les détails de ces opérations sont très bien expliqués dans le livre de David IRVING : « La destruction de DRESDE ». Ce crime de guerre allié est aujourd’hui largement minimisé et ses victimes n’ont toujours pas été reconnues. Aucun véritable monument, tel qu’une place commémorative, n’existe à ce jour. Seule la Gedenkmarsch DREDEN commémore ce triste souvenir…

Il est à noter que chaque année, contrairement à ce que voudrait nous faire croire les médias officiels, la Gedenkmarsch se déroule dans le calme, la dignité et le recueillement, brassant un grand nombre de participants.

Alors que tout s’est toujours bien passé, la Gedenkmarsch n’a pas pu se dérouler le 13 février 2010 sur décision de la police, au service du pouvoir Allemand. Le refus des autorités de laisser le peuple s’exprimer a été ressenti comme une ultime insulte, comme un dernier tourment infligé aux victimes.

A l’appel de la municipalité et de mouvements antifascistes, plus de 10.000 contre-manifestants ont physiquement empêché la Gedenkmarsch de se dérouler. Ils ont bloqué les rues, les carrefours et même certaines voies ferrées autour du lieu de rassemblement, la gare de Neustadt.

Pourtant, malgré cette interdiction de dernière minute, créant une immense tension et un sentiment d’injustice parmi les milliers de manifestants, il n’y a eu aucun dégât à déplorer. Il n’y a pas eu d’affrontement avec la police ni le moindre dommage matériel. Malgré la pression, tout s’est passé avec une discipline typiquement germanique, soucieuse de donner une bonne image aux manifestants présents, à leur idéal et à l’évènement. Scandaleusement empêchés de défiler par les forces de l’ordre et cantonnés devant la gare de Neustadt, les « nationalistes » ont dû se contenter de tenir des discours durant tout l’après-midi avant de se disperser.

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Ce ne fut pas le cas de la part de l’extrême gauche qui, comme c’est devenu une triste habitude, a causé de nombreux méfaits : voitures et wagons de trains brûlés, feux de poubelles, vitrines cassées, vols, etc…

Alors que les « nationalistes » étaient encadrés par plusieurs centaines de policiers, les rouges et les noirs ont pu saccager la ville en toute impunité ! Lena ROTH, une porte-parole de l’organisation antifasciste « DRESDE sans nazi » qui regroupe des personnalités des milieux politique, artistique et syndicaliste s’est félicitée de la sorte : « nous avons réussi, pour la première fois, à empêcher la plus grande marche de néonazis d’Europe ».

Outre les rouges, à l’appel de la maire de DRESDE, Helma OROSZ, ce sont quelques 15.000 personnes qui, dans une atmosphère beaucoup plus pacifique, ont formé une chaîne humaine, avec nombre de politiques dans leurs rangs, à commencer par le ministre-président de la Saxe, Stanislav TILLICH. Cette action visait à commémorer l’anniversaire du bombardement de la ville mais bien sûr avec un tout autre message que celui des « nationalistes » : donner l’image d’une « ville ouverte au monde, opposée à la violence et à la xénophobie » ! Le soir du 13 février 1945, DRESDE était également déclarée ville ouverte, ce qui ne l’a pas empêchée de voir son patrimoine architectural, culturel et humain réduit en cendres.

Les ordres venant d’en haut étaient assurément favorables aux casseurs et aux « black blocks ». L’extrême gauche a rempli son rôle de serviteur de l’Etat totalitaire Allemand. En effet, ces faux révolutionnaires ont souvent les mains libres et les rares interpelés ne sont jamais vraiment condamnés par la justice.

Comme d’habitude, les médias officiels ont assuré leur mission de désinformation avec succès, minimisant les dégâts des rouges et exagérant les faits des « nationalistes »

Quand l’extrême gauche, les médias et les politiques parlent d’une même voie, on comprend bien alors qui marche pour le système en place ; celui-là même qui organise l’appauvrissement du peuple, leur ment sciemment, ouvre grand les bras à la mondialisation, libère la pornographie, vulgarise l’homosexualité et la pédophilie et se trouve de plus en plus souvent impliqué dans des scandales financiers et de corruption. De l’autre côté il est facile de reconnaître ceux qui dérangent et représentent le véritable contre-pouvoir, les rigoureux Nationaux-Socialistes.

En cette soirée du 13 février, n’oubliez pas d’allumer une bougie pour marquer votre attachement à la mémoire de tous ces morts : carbonisés, écrasés, déchiquetés, noyés ou encore mitraillés par les « libérateurs ».

Ensemble, ayons ce geste symbolique d’allumer la flamme d’une bougie. Par ce comportement, nous rendrons à notre manière hommage aux victimes de cette nuit de terreur, afin de ne pas oublier ce lâche assassinat.

Ce crime sera lourd à porter dans les consciences et il leur faudra bien payer un jour.

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Saint-Nicolas

21 novembre 2012

La Saint-Nicolas est une fête principalement dédiée aux enfants, bien que les parents et amis y jouent un rôle important. Dans cette période froide et sombre qu’est l’hiver, la Saint-Nicolas permet de resserrer les familles pour une chaude veillée avant Noël. Cette fête met en scène le Saint-Nicolas de MYRE. Dans plusieurs pays européens, c’est une tradition vivace et importante, qui se déroule le 5 et/ou le 6 décembre.

 

On fête la Saint-Nicolas essentiellement aux Pays-Bas, en Hongrie, en Pologne, en République Tchèque au nord et au nord-est de la France, en Lorraine mais surtout en Alsace où la tradition est fortement ancrée. Dans d’autres pays comme la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse, la Saint-Nicolas est également fêtée mais avec une interprétation différente ; plus proche du procession aux flambeaux de la Saint-Martin ou de la fête des lumières. Saint Martin, rentrant de croisade a, selon l’histoire, coupé son manteau en deux parties, afin de préserver du froid de l’hiver un mendiant sur le bord du chemin.

Aussi, le point commun à ces célébrations est la distribution de petits cadeaux ou de friandises aux enfants ainsi que la nécessité d’une veillée supplémentaire au plus profond de l’hiver.

 

 

La Saint-Nicolas est une fête inspirée d’une personne ayant réellement vécu, Nicolas de MYRE. Né àPATARA au sud-ouest de l’Asie mineure entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l’évêque deMYRE.

De son vivant, Nicolas de MYRE fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux. L’empereur DIOCLÉTIEN régnant alors sur toute l’Asie mineure poursuivit cruellement les chrétiens, entraînant ainsi l’emprisonnement de Nicolas qui fut contraint de vivre, un certain temps en exil. En 313, l’empereur CONSTANTIN rétablit la liberté religieuse, et Nicolas put alors reprendre sa place d’évêque.

Nicolas serait décédé un 6 décembre 343. Il fut enterré à MYRE, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchands italiens qui les emportèrent à BARI en Italie. Selon la légende, Saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants tués par un boucher. Les miracles attribués à saint Nicolas sont si nombreux qu’il est aujourd’hui le saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les marins, les prisonniers et les avocats. En Allemagne, la journée du 6 décembre fut choisie comme le jour de la fête des commerçants, des boulangers et des marins.

Dès le Xème siècle, une relique (une phalange du Saint) fut transférée de BARI vers le Duché de Lorraine. Au sud de NANCY, à SAINT-NICOLAS-DE-PORT, fut édifiée une grande basilique dédiée au Saint. Vénéré et très souvent invoqué il deviendra très rapidement le saint-patron de la Lorraine.

 

Aujourd’hui, Saint Nicolas passe dans les maisons et les écoles pour apporter aux enfants sages des friandises : pommes, noix, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout des Mannalas et de grands pains d’épices représentant le saint évêque.

Toutefois, en Alsace, Saint Nicolas est accompagné du terrible HANS TRAPP (ou père fouettard)… Vêtu d’un manteau noir sale à grand capuchon, de grosses bottes en fourrure et portant un fouet et un sac. Il n’a pas le beau rôle puisqu’il distribue des coups de trique aux enfants qui n’ont pas été sages, menace de les emporter dans son sac ou leur donne encore du charbon, des pommes de terre ou des oignons pourris plutôt que des cadeaux… Le HANS TRAPP est également représenté avec des cornes et une queue ; véritables connotations diaboliques ! Il est là pour faire peur à la foule : il agite des chaînes, poursuit les gens avec des bâtons et les jeunes filles pour les palper. Gare aux enfants qui ne répondraient pas bien aux questions de Saint Nicolas ; le HANS TRAPP essaye alors de les emmener dans son sac !

 

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, dans les familles alsaciennes, il est de coutume de se rassembler au coin du feu, dans la pièce principale de la maison, la Stuewa, au coin du feu et d’attendre la venue du Saint Nicolas. Parfois monté sur un âne, il est suivi du sombre HANS TRAPP. Tous deux passent ainsi dans les villages, afin de rendre visites aux enfants.

Ce soir-là, le repas est léger et l’on ne mange que des Mannalas avec un bon chocolat chaud.

De l’alsacien « petit bonhomme », un Mannala est une sorte de pain au lait en forme de petit bonhomme. Le Mannala est censé représenter Saint Nicolas, ou encore les trois enfants sauvés du boucher par ce dernier. De nos jours, cette brioche est souvent accommodée de raisins secs ou de pépites de chocolat noir ou blanc.

En Alsace, dès le XVème siècle, les Mannalas sont liés à la célébration du jour de la Saint-Nicolas. Ils font partie des pains dits de Saint-Nicolas. Les plus connus sont les Mannalas mais il existe aussi lesSchnackalas (petits escargots). Ils étaient jadis en forme de cheval, de porc, de poule, de lapin ou de démon, qui avaient alors un pouvoir d’exorcisme. En attendant le Solstice, il fallait à tout prix chasser les menaces de l’hiver et conjurer le sort.

Jusque vers les années 1960, la Saint-Nicolas était pour les enfants, une fête bien plus importante que la fête de Noël. De nos jours, dans certaines familles, la tradition des petits cadeaux se fait encore à la Saint-Nicolas et non à Noël, voire parfois aux deux fêtes.

Dans la plus part des villes et villages, même dans les communes les plus modestes, la Saint Nicolas est souvent l’occasion d’organiser quelques festivités pour les enfants du village ; mais aussi pour les anciens. Les enfants chantant des chansons pour les ainés, le Saint-Nicolas servant alors de trait d’union entre les deux générations !

De nombreuses villes alsaciennes organisent des « marchés de la Saint-Nicolas » au début du mois de décembre. Le célèbre marché de Noël de STRASBOURG fut longtemps appelé ainsi.

 

Le grand saint et son acolyte le HANS TRAPP visitent également les écoles le 6 décembre. Là, ils écoutent le chant des élèves et leur posent quelques questions quant à leur assiduité… Le HANS TRAPP menace les cancres de les emmener dans son sac s’ils ne promettent pas d’être plus sages l’année prochaine. Mais à la fin, quelles que soient les réponses, Le Saint Nicolas distribue toujours des friandises aux écoliers !

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Remercions nos ennemis…

2 octobre 2012

La misère morale et éthique de nos ennemis est précisément l’un des remparts où le bien-fondé de notre lutte doit se lever.

 

Cette réalité est très souvent mal comprise par les nôtres, qui sont choqués à cause de la décision la plus pénible de l’ennemi, comme si nous ne prévoyons pas ce genre de choses de leur part. Ces derniers temps, depuis quelques mois, la barbarie démocratique a détruit les tombes de Rudolf HESS à WUNSIEDEL et celle de Alois et Klara HITLER, les parents d’Adolf HITLER, dans la localité autrichienne de LEONDING, près de LINZ, comme elle a procédé de la même manière avec la tombe de Paula HITLER, sa sœur.

 

Ce sont des faits absolument inutiles, il y a des millier des lieux de souvenir de nos héros, et nous ne commémorons pas leur dépouille, mais leur souvenir spirituel. Pour cette raison, quand ils détruisent les tombes, ils ne font que montrer leur misère morale et leur bassesse, mais ils ne font aucun dommages au National-Socialisme. Bien au contraire, ils lui donnent plus de prestige et nous donnent raison ! La bassesse d’un ennemi permet simplement de donner de la force et de la valeur à la lutte contre ce même ennemi.

 

Imaginez un instant que nos ennemis soient d’éthiques et d’honnêtes gens ! Imaginez que les « antifa » soient des personnes qui défendent l’Art des valeurs et la beauté, le sexe uni à l’amour et aux bonnes mœurs, la vie et le respect de la famille, la Nature et les droits des animaux, une économie sans usure, une communauté visant à aider son prochain, des bénévoles pour le travail social, le respect de ceux qui sont morts, etc… Dans ce cas, un National-Socialiste n’aurait-il pas moins de valeur à lutter contre un ennemi comme celui-ci ?

 

C’est exactement le cas dans lequel nous nous trouvons. Notre combat est valeureux parce que notre ennemi n’est que foutaise ! Si plein de non-sens qu’il colle à merveille à l’art dégénéré qu’il prône ! Le bruit qu’il nomme « musique », le plaisir futile basé sur les drogues et le sexe à outrance, la légalisation de la pornographie la plus malsaine, l’avortement libre et promu massivement, le sexe antinaturel, l’usure et la finance maîtres des « marchés » et de la politique, voilà son « way of life » !

Aussi, il n’est pas étonnant que 60 ans après avoir détruit à coups de marteau des sculptures d’Arno BRECKER, ils détruisent maintenant des tombes ! Pour ces Maîtres de l’inhumanité cela n’a rien de choquant… Tout comme la soldatesque « alliée » a violé des femmes allemandes de tout âge à la fin de la guerre ; tout comme « ils » ont trainé des mères de religieuses dans la rue en « Espagne démocratique et républicaine » ; tout comme « ils » ont assassiné HESS, qui a passé le plus de temps en prison dans le monde ; tout comme « ils » ont interdit d’enterrer les restes de DEGRELLE en Belgique, etc…

 

Lorsque vous voyez des cas de misère morale se généraliser chez les dirigeants de la planète de nos jours ; quand un endroit dégoutant est prisé comme le meilleur des Arts ; quand le meilleur des loisirs offert à la jeunesse est de danser dans un bruit assourdissant tel des singes bourrés d’alcool et de drogues, alors tout indique que notre lutte est nécessaire et élevée. Ce n’est plus une lutte « politique » ! Nous laissons cela aux traîtres de la démocratie. Notre combat n’est pas lié à des « fins politiques », mais pour bâtir un monde meilleurs et différent sur les ruines du monde actuel.

 

Un monde, notre monde, où la tombe de STALINE ne serait pas profanée, où nous n’assassinerions pas un vieillard sioniste en prison qui serait âgé de 90 ans et aurait passé 50 d’entre eux entre quatre murs, où nous ne trainerions pas les mamans de LENINE, ROTHSCHILD ou Santiago CARRILLO* dans la rue pour les insulter ! En effet, ce style est celui des personnes « réellement démocratiques », pas le nôtre !

 

 

R. Bau

 

 

* Santiago CARRILLO est un communiste très célèbre en Espagne, il est responsable de beaucoup de morts lors de la guerre civile espagnole et est décédé il y a quelques jours.

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LEGION CONDOR

13 juillet 2012

Notre correspondant madrilène nous informe que, malheureusement, la plaque à la « légion Condor » au cimetière de Madrid a été confisquée et définitivement retirée par la police locale grâce au socialiste « israélite » Jaime LISSAVETSKY !

http://ccaa.elpais.com/ccaa/2012/07/01/madrid/1341169585_005137.html

Notre correspondant nous envoie également ces photos en tant que témoignage réel et pour ne pas oublier.

Hélas, les générations suivantes ne pourront que garder un souvenir basé sur des documents photographiques et les témoignages que nous pourrons leur transmettre.

Le mal avance et nous sommes très peu à voir ce qui se passe au tour de nous…

Soyons conscients de tout ça pour agir de façon communautaire et fidèles à nos idées !

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Le Carnaval

27 mars 2011

Carnaval est la période de festivités (dans les pays  anglophones, germanophones et hispanophones ) ayant lieu durant la saison qui précède le carême et qui débute à l’épiphanie (le 06 janvier).

Le mot vient du latin médiéval carnelevare (signifiant enlever ou retirer la viande) car les catholiques ne mangent en effet pas de viande pendant les 40 jours du carême. Le carême  rappelle le récit biblique des quarantes jours que passa Jésus dans le désert, période durant laquelle les chrétiens s’astreignent à une discipline religieuse et font un retour vers dieu.

Les manifestations les plus importantes du carnaval se déroulent pendant  les trois jours gras ( les trois jours précédents le mercredi des cendres) , le mardi gras étant le dernier jour du carnaval.

Le carnaval n’est pas à l’origine une fête associée à la religion mais plutôt une tradition liée aux cycles saisonniers et agricoles. Cependant, dans sa volonté de s’imposer comme seule religion, l’église catholique a lutté dans un premier temps contre les pratiques dites païennes ou idolâtres et les a progressivement récupérées et intégrées aux pratiques et croyances catholiques. Heureusement, certains carnavals ont conservé un caractère païen : tout simplement fêter la fin de l’hiver, célébrer le retour du printemps, de la fécondité, et le réveil de la nature. C’est une période où l’on fête des jours meilleurs en brûlant Carnaval, représenté par un mannequin fait de paille ou de chiffons, qui symbolise l’hiver que l’on chasse.

Les travestissements en tous genres et les masques prennent les caractéristiques des êtres surnaturels et les esprits des éléments de la nature, il s’agit pour chacun de paraître autre qu’il n’est, faisant écho aux fêtes médiévales comme les fêtes des fous où les maîtres et leurs serviteurs échangeaient leurs rôles respectifs. Le déguisement permet une certaine légèreté et se compose de couleurs vives (la sobriété n’est pas à l’ordre du jour) ; on se lâche à tous les niveaux au son d’une musique qui se doit d’être bruyante et entraînante. Les carnavals les plus connus sont ceux de Venise, Rio, Bâle, la Bavière, l’Espagne etc…

Les gâteaux et pâtisseries du carnaval et de mardi gras sont sensiblement les mêmes que pour la chandeleur : crêpes, beignets, gaufres, bretzels etc…

Il faut savoir que ce sont toutes des pâtisseries faites à peu de frais car ne nécessitant que des ingrédients de bases (œufs, farine, eau, lait) accessibles à toutes les classes sociales.

Selon les légendes, les crêpes seraient un souvenir des galettes que le Pape Gélase 1er offrait aux pèlerins venant en pèlerinage à Rome au Ve siècle. Chez les païens, la crêpe symbolise tout simplement l’astre solaire que l’on fête notamment à Imbolc ( 1erfévrier)  et connu sous le nom de chandeleur pour les chrétiens.

Le beignet remonte aux fêtes des calendes romaines qui portent des noms différents suivant la composition où la région  (bugnes, pets de nonnes, oreillettes, roubigneaux, ganses, nouets etc…)  Il n’a pas d’histoire précise :  fait de petit  tas de pâtes et très nourrissant, il doit être né dans les campagnes.

Les gaufres datent du moyen âge. A l’époque, une confrérie fut créé par St louis : celle des oublayeurs qui fabriquaient un biscuit cuit entre deux fers et dérivé des hosties. Fines, roulées en forme de cornet ou de bâton, et décorées d’inscriptions et d’images pieuses, les oublayeurs les vendaient dans les rues et sur le parvis des églises. Le moule à gaufre d’aujourd’hui est dû à un forgeron dont les plaques  ressemblaient à des rayons de miel. On donna aux gâteaux cuits ainsi le nom de gaufres qui vient de rayon de miel (gafrum).

Le bretzel serait né au pays de Hanau. Une vieille légende du XVe siècle raconte qu’un boulanger d’Ingwiller fut emprisonné pour avoir calomnié la concubine du comte Jacques le Barbu. Un défi est lancé au boulanger pour retrouver sa liberté : fabriquer un gâteau au travers duquel il sera  possible de voir trois fois le soleil . Il eut beau se gratter la tête, aucune idée n’en sortit. C’est un jeune qui vola à son secours en tordant un barreau de sa geôle, imprimant la forme caractéristique du bretzel. C’est ainsi que le boulanger fut libéré et lança la mode  du bretzel !