Archive for the ‘Notre culture’ Category

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Seppi tag en Milhüsa

19 mars 2014

A vous, Kamarades travailleurs, ouvriers et tâcherons, soyez fiers de votre labeur et faites-le avec plaisir et passion.

Ne vous laissez pas tenter par les sirènes syndicalistes ou les lanternes communistes qui dans leurs sillages drainent l’ombre de 100 millions de morts.

L’unique issue à vos appels incompris se trouve dans un renouveau de notre Terre et de nos Traditions.

Aussi en voici une qui vous est spécialement dédiée.

 

Le 19 mars est le jour de la Saint Joseph. En alsacien, on a l’habitude de mettre un -i à la fin des prénoms : Auguste devient Güsti, Bernard devient Berni ou encore Joseph devient le célèbre Seppi. Ainsi, la Saint Joseph se dit en alsacien : « Seppi tag ».

Charpentier de son métier, Saint Joseph travailla pour subvenir aux besoins de Marie et de Jésus. Il initia le « fils de Dieu » aux travaux des hommes. C’est pour cela qu’en 1955, le Pape Pie XII a institué la fête de Saint Joseph travailleur le premier mai en plus de sa fête du 19 mars. Saint Joseph est le patron des charpentiers, des bûcherons, des artisans, des charrons, des ébénistes, des ingénieurs, des sonneurs de cloches et des travailleurs manuels en général. Il est le modèle et le protecteur des travailleurs chrétiens. On le prie pour obtenir la grâce de trouver un emploi ou pour bénir tout ouvrage et tout travail qu’on lui aura confié. Dans le canton de Schwytz, en Suisse, la majorité des magasins sont d’ailleurs fermés en ce jour.

Mais les saints de l’église catholiques ne sont pas toujours barricadés dans leurs carcans. Leurs fonctions peuvent changer ; leurs sens se folkloriser et se calquer sur les figures des rituels agro-calendaires. Parmi les grands classiques alsaciens, il y a les deux Saint Jean, gardiens des solstices. Mais le saint le plus populaire et le plus familial, à en juger par la popularité du prénom, est Joseph, allias « Seppi ». Il y avait autrefois beaucoup de « Seppi » dans les vallées, c’était un prénom très répandu et il y en avait de toutes les sortes…

Avec l’industrialisation, ils ont quitté leurs vallées et leurs villages pour la cité du Bollwerk. L’essor de l’industrie, moteur du développement de la ville, a d’abord été le fait de l’industrie du textile, puis des activités attenantes : mécanique et industrie chimique. Quelques éléments de ce secteur ont survécu jusqu’à nos jours, mais la crise qui a frappé le textile après la Seconde Guerre mondiale a frappé durement MULHOUSE. Une réorientation majeure s’est opérée avec l’implantation d’un centre de production automobile en 1962, qui a entraîné une restructuration d’une grande partie du tissu industriel local. A noter la proximité également du bassin potassique qui fut un grand pourvoyeur d’emplois tout au long du XXème siècle.

sacmD’un point de vue architectural, MULHOUSE dénote avec le reste de l’Alsace. L’une des principales raisons provient de son histoire marquée par une croissance urbaine extrêmement rapide au XIXème siècle, la faisant passer du statut de bourg à celui de ville importante en quelques décennies. En effet, tel GLASGOW au Royaume-Uni, MULHOUSE fut au centre de la révolution industrielle. Voici d’ailleurs une liste non exhaustive des plus importantes sociétés qui ont participé à l’édification industrielle de cette ville.

DMC :                           En 1746, Jean-Henri DOLLFUS, fonde une entreprise textile avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques SCHMALZER et Samuel KOECHLIN. Profitant de l’engouement de l’époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main.

SACM :                         André KOECHLIN ouvre un atelier de construction de locomotives à MULHOUSE en 1839. Les affaires se développeront vite et KOECHLIN fusionne avec les Ateliers de Graffenstaden pour créer la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM). L’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne en 1871 entraîne le repli de la SACM à BELFORT. En 1893, la traction électrique ferroviaire commence à prendre un certain essor, General Electric s’associe à la compagnie française Thomson-Houston. En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom contraction d’ALSace-THOMson. ALSTHOM deviendra ALSTOM lors son introduction en bourse de NEW-YORK en 2001.

SCHLUMBERGER :    Nicolas SCHLUMBERGER s’établit à MULHOUSE en 1545, où il devient tanneur. C’est la naissance de l’une des plus grandes dynasties industrielles françaises active dans le textile, la mécanique, l’électronique, le pétrole, la banque et la viticulture.

Toutes ces usines, et bien d’autres, ont embauché des cohortes de « Seppi » dans leurs ateliers. A l’époque, bien que les 35 heures et que les congés payés n’existaient pas, certains patrons étaient bien plus humains qu’aujourd’hui et souhaitaient aider au mieux leurs employés.

De nombreuses maisons d’ouvrier ont vu le jour à ce moment-là. Jean DOLLFUS instaura même un projet de « cités ouvrières » qu’il confia à l’architecte Jules SCHERR. Il offrit le terrain et demanda à ce qu’une église soit construite en moins de 2 ans, avec un budget limité. Encouragé à s’orienter vers des solutions audacieuses, SCHERR dessina un édifice à structure métallique apparente. Ce fut un magnifique succès et la troisième église catholique de MULHOUSE, rue de STRASBOURG, au cœur de « la cité », fut consacrée en 1883. Lorsqu’en dehors de l’usine, le bistrot et l’église étaient les seuls horizons de la Cité, il n’est pas étonnant qu’elle fût baptisée du nom de Saint Joseph !

Le chanoine Henry CETTY a en charge de la paroisse créa également de nombreuses œuvres sociales comme système de prévoyance, assurances contre la maladie, pensions pour les veuves, patronages ouvriers, crèche, etc…

La plus connue de ses créations est la première Caisse de Crédit Mutuel (Saint Joseph) en 1896 qui, sans subventions de l’État, permit la construction ou la rénovation de mille logements entre 1897 et 1909. Comme quoi Seppi était partout…..

Confronté comme nous aujourd’hui à la montée de l’individualisme, il fut décidé de fédérer tous les travailleurs de la ville autour de la fête de Saint Joseph, d’organiser des réjouissances et des cortèges, retisser des liens entre la nature qui apporte la matière première, les professionnels et les habitants de la ville. Le « Seppi tag » était né.

Outre les ouvriers, c’était aussi la fête de tous les artisans du bâtiment. Pour comprendre l’importance de la fête, il suffit de savoir que le bâtiment en hiver ne marchait pas fort, et qu’il n’y avait pas encore de caisse des congés payés du bâtiment pour assurer le lien pendant les périodes d’intempéries. Le 19 mars, c’est presque le printemps, c’est le redémarrage des chantiers, c’est pourquoi cette fête était tellement importante pour les artisans du bâtiment.

En effet, le 19 mars marque la montée de la sève et l’envol des oiseaux. C’est au milieu du mois de mars qu’ils construisent leur abri et entament la saison des amours. A ce sujet le proverbe dit : « Pour la Saint-Joseph, chaque oiseau bâtit son château. »

Il était de tradition, autrefois dans les campagnes, de célébrer pour le « seppi tag » le mariage des oiseaux qui a lieu à l’équinoxe de printemps. Les ethnologues soulignent que cette tradition du mariage des oiseaux donnait lieu dans certains villages à des regroupements festifs auprès de ce qu’ils nomment des « pierres à oiseaux ». D’autres termes existent comme « la pierre du mariage des oiseaux », « la table du mariage des oiseaux » ou encore « la pierre au saut ».

Pour le « seppi tag », on se rend en bande à la « Pierre » et on saute deux par deux en se tenant la main : un mariage façon oiseau ? Toujours est-il que garçons et filles sautent ce jour-là et durant toute l’adolescence, jeu qui sans doute d’année en année, apparie peu à peu les couples. Accompagnant le saut, une onomatopée imitant un cri d’oiseau est émise par le garçon, qui le chante ou le siffle.

Ce rite, avec sauts et appariements, se rapproche finalement de celui de la Saint Jean, où la lumière trouve sa place avec le feu solsticial au-dessus duquel on saute pour avoir la chance de se marier dans l’année ! Le printemps et l’été émoustillent les sens, et l’on pense alors à perpétuer le clan…

rocher du mariage des oiseaux

Cette année, vous le remarquerez si vous leur accordez quelques instants d’observation, les oiseaux sont bien en peine car le printemps tardif a privé les arbres de feuilles et ils ont bien des soucis pour y cacher leurs nids qui devraient déjà être prêts pour les futures couvées. Le redoux aidant, depuis quelques jours, ils mettent les becquées doubles pour assurer leur descendance ! A leur image, ne perdons pas courage et profitons du Seppi Tag pour mettre les bouchées doubles dans notre lutte.

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Remercions nos ennemis…

2 octobre 2012

La misère morale et éthique de nos ennemis est précisément l’un des remparts où le bien-fondé de notre lutte doit se lever.

 

Cette réalité est très souvent mal comprise par les nôtres, qui sont choqués à cause de la décision la plus pénible de l’ennemi, comme si nous ne prévoyons pas ce genre de choses de leur part. Ces derniers temps, depuis quelques mois, la barbarie démocratique a détruit les tombes de Rudolf HESS à WUNSIEDEL et celle de Alois et Klara HITLER, les parents d’Adolf HITLER, dans la localité autrichienne de LEONDING, près de LINZ, comme elle a procédé de la même manière avec la tombe de Paula HITLER, sa sœur.

 

Ce sont des faits absolument inutiles, il y a des millier des lieux de souvenir de nos héros, et nous ne commémorons pas leur dépouille, mais leur souvenir spirituel. Pour cette raison, quand ils détruisent les tombes, ils ne font que montrer leur misère morale et leur bassesse, mais ils ne font aucun dommages au National-Socialisme. Bien au contraire, ils lui donnent plus de prestige et nous donnent raison ! La bassesse d’un ennemi permet simplement de donner de la force et de la valeur à la lutte contre ce même ennemi.

 

Imaginez un instant que nos ennemis soient d’éthiques et d’honnêtes gens ! Imaginez que les « antifa » soient des personnes qui défendent l’Art des valeurs et la beauté, le sexe uni à l’amour et aux bonnes mœurs, la vie et le respect de la famille, la Nature et les droits des animaux, une économie sans usure, une communauté visant à aider son prochain, des bénévoles pour le travail social, le respect de ceux qui sont morts, etc… Dans ce cas, un National-Socialiste n’aurait-il pas moins de valeur à lutter contre un ennemi comme celui-ci ?

 

C’est exactement le cas dans lequel nous nous trouvons. Notre combat est valeureux parce que notre ennemi n’est que foutaise ! Si plein de non-sens qu’il colle à merveille à l’art dégénéré qu’il prône ! Le bruit qu’il nomme « musique », le plaisir futile basé sur les drogues et le sexe à outrance, la légalisation de la pornographie la plus malsaine, l’avortement libre et promu massivement, le sexe antinaturel, l’usure et la finance maîtres des « marchés » et de la politique, voilà son « way of life » !

Aussi, il n’est pas étonnant que 60 ans après avoir détruit à coups de marteau des sculptures d’Arno BRECKER, ils détruisent maintenant des tombes ! Pour ces Maîtres de l’inhumanité cela n’a rien de choquant… Tout comme la soldatesque « alliée » a violé des femmes allemandes de tout âge à la fin de la guerre ; tout comme « ils » ont trainé des mères de religieuses dans la rue en « Espagne démocratique et républicaine » ; tout comme « ils » ont assassiné HESS, qui a passé le plus de temps en prison dans le monde ; tout comme « ils » ont interdit d’enterrer les restes de DEGRELLE en Belgique, etc…

 

Lorsque vous voyez des cas de misère morale se généraliser chez les dirigeants de la planète de nos jours ; quand un endroit dégoutant est prisé comme le meilleur des Arts ; quand le meilleur des loisirs offert à la jeunesse est de danser dans un bruit assourdissant tel des singes bourrés d’alcool et de drogues, alors tout indique que notre lutte est nécessaire et élevée. Ce n’est plus une lutte « politique » ! Nous laissons cela aux traîtres de la démocratie. Notre combat n’est pas lié à des « fins politiques », mais pour bâtir un monde meilleurs et différent sur les ruines du monde actuel.

 

Un monde, notre monde, où la tombe de STALINE ne serait pas profanée, où nous n’assassinerions pas un vieillard sioniste en prison qui serait âgé de 90 ans et aurait passé 50 d’entre eux entre quatre murs, où nous ne trainerions pas les mamans de LENINE, ROTHSCHILD ou Santiago CARRILLO* dans la rue pour les insulter ! En effet, ce style est celui des personnes « réellement démocratiques », pas le nôtre !

 

 

R. Bau

 

 

* Santiago CARRILLO est un communiste très célèbre en Espagne, il est responsable de beaucoup de morts lors de la guerre civile espagnole et est décédé il y a quelques jours.

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LEGION CONDOR

13 juillet 2012

Notre correspondant madrilène nous informe que, malheureusement, la plaque à la « légion Condor » au cimetière de Madrid a été confisquée et définitivement retirée par la police locale grâce au socialiste « israélite » Jaime LISSAVETSKY !

http://ccaa.elpais.com/ccaa/2012/07/01/madrid/1341169585_005137.html

Notre correspondant nous envoie également ces photos en tant que témoignage réel et pour ne pas oublier.

Hélas, les générations suivantes ne pourront que garder un souvenir basé sur des documents photographiques et les témoignages que nous pourrons leur transmettre.

Le mal avance et nous sommes très peu à voir ce qui se passe au tour de nous…

Soyons conscients de tout ça pour agir de façon communautaire et fidèles à nos idées !

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Wandervögels, révolte contre l’esprit bourgeois

1 décembre 2010

« C’est que le bivouac dérange l’état car il est manière de ne jamais être là où celui-ci nous attend »

Sylvain Tesson

Voila un sujet tellement vaste que nous ne savions par quel bout l’aborder. Nous oublierons donc la liste des nombreux protagonistes, instigateurs de l’aventure Wandervögel, et les différents courants de ce mouvement pour nous intéresser principalement à son éthique. Libre au lecteur de peaufiner le sujet en consultant les quelques livres ou sites internet qui lui sont consacrés.

Le mouvement Wandervögel, qui signifie « Les Oiseaux Migrateurs », est né en 1896 dans la banlieue berlinoise d’une révolte générale de jeunes étudiants contre les effets sociaux et esthétiques de l’industrialisation outrancière qui eut lieu en Europe à la fin du XIXème siècle. Ils avaient pour leitmotiv la volonté de redonner la priorité aux choses de l’esprit, à l’âme simple des gens du peuple, refusant l’esprit marchand et industriel et les calculs de la bourgeoisie. Partant du principe que la jeunesse ne peut pas rester prisonnière des cités enfumées de l’ère industrielle, le mouvement Wandervögel va, au fur et à mesure, prendre son essor dans toute l’Allemagne, faire sortir la jeunesse de sa cangue en l’emmenant en randonnée.

Même si les débuts de ce mouvement connurent une résistance de la part des autorités scolaires contre les excursions proposées, cette dernière fut vite balayée par les parents et des pédagogues moins classiques, conscients, grâce à leur lecture de Nietzsche et de Langbehn, que l’éducation doit quitter le trop théorique pour prendre la vie et le réel à bras le corps.

Très vite, les petites randonnées se transforment en véritables excursions de plusieurs semaines à travers l’Allemagne wilhelmienne et cette pédagogie non conventionnelle, ces expéditions, deviennent les symboles d’une révolte générale contre l’ordre établi (école, industrie, administration, etc.) Peu à peu, une discipline plus militaire s’instaure et des excursions plus aventureuses s’organisent, le mouvement commence également à critiquer l’ordre établi au nom d’une éthique de l’austérité (anti-consumériste) et veut renouer avec la tradition médiévale des « escholiers pérégrinant ».

Au programme des activités Wandervögels : soirées autour de feux de camp, visite de châteaux en ruines et de vestiges médiévaux, fêtes solsticiales, randonnées en montagne dans un esprit de romantisme, d’ enracinement dans l’histoire nationale et de culte des Lansquenets. Ces grandes idées ont été véhiculées par tous les mouvements de jeunesse idéalistes jusqu’à nos jours, y compris en France (cf Europe Jeunesse).

Dès lors, le mouvement va se diffuser dans toute l’Allemagne puis dans les Sudètes, à Prague et à Vienne et devient l’expression d’une jeunesse joyeuse, allègre, aimant la musique et créant ses propres chansons et mélodies (le chansonnier du mouvement, le Zupfgeigerhansl, créé par Hans Breuer, est toujours d’actualité.) En 1906, les premières sections féminines (Mädchenwandern) sont mises sur pied. Désormais, deux modes cohabiteront : la mixité et la masculinité exclusive.

Mais comment un mouvement, au départ groupusculaire et très localisé, a-t-il pu ainsi se propager et enflammer toute une jeunesse ? La raison est à la fois culturelle et métapolitique, déviant de la culture alternative qui se répandait en Allemagne à la même époque avec, en point d’orgue, les objectifs suivants : donner priorité à la vie et au dynamisme, recourir aux patrimoines germaniques (Edda), redécouvrir le romantisme en littérature; revaloriser les liens légués par le sang et le passé, penser écologisme (avant la lettre !), forger un socialisme dynamique, anti-bourgeois, éthique, susciter sans relâche la créativité chez les adolescents (des artistes et musiciens viennent ainsi animer les débats), enfin la notion de communauté (communauté de travail, de combat, d’étude, de survie, de loisirs…) est opposée à l’individualisme et au collectivisme.

L’apogée de l’aventure Wandervögel sera le grand rassemblement de la jeunesse allemande, tous groupes confondus, sur le sommet du Hoher Meissner en 1913. A partir de ce rassemblement, de nombreuses initiatives locales, étudiantes, lycéennes ou ouvrières se regroupent dans une structure souple et informelle qui reçoit le nom de Freideutsche Jugend.

En 1914, la jeunesse se porte volontaire en masse pour la Grande Randonnée (Die Große Fahrt) c’est-à-dire la Grande Guerre, qui se terminera tragiquement pour la plupart: des 12 000 Wandervögel d’avant-guerre, 7000 ne reviendront jamais des champs de bataille. Trois valeurs éthiques fondamentales animaient alors ces jeunes volontaires: l’absence d’intérêts (matériels et personnels), l’altruisme et la camaraderie. Mais après 1918, le mouvement connaît des scissions : il y a une incompréhension entre les jeunes soldats revenus du front, pleins de désillusions, d’amertume et de lassitude face aux discours trop idéalistes, et l’esprit de la nouvelle génération qui n’a pas eu le temps de connaître le front et l’idéalise outrancièrement et hors de propos.

Les différents leaders qui s’ensuivront après la Grande Guerre n’auront de cesse de préserver les valeurs et l’esprit du mouvement initial et maintiendront l’effectif de 10 000 à 12 000 membres, (dont les trois quarts avaient moins de 18 ans), au sein de différents courants.

Le mouvement Wandervögel sera finalement interdit par le régime hitlérien en 1933, jugé trop marginal et trop autonome. Il renaîtra péniblement après la Seconde Guerre mondiale, pour essaimer ensuite, lentement, dans différents pays dont la France (il existe en effet une ramification Wandervögel en Normandie).

L’Allemagne abrite aujourd’hui encore la branche la plus importante en nombre de membres du mouvement (environ 5 000) dont le devise demeure « devenir mûr et rester pur ». Ces jeunes ont pour impératif la redécouverte du terroir régional/national et le ré-enracinement, bel objectif quand on sait que, de nos jours, la majorité d’entre eux aspire uniquement à faire de l’argent, se vautrer dans un confort petit bourgeois tout en se noyant dans la masse par l’uniformisation tant vestimentaire que du mode de pensée. L’instruction ? Très peu pour la nouvelle jeunesse qui est par contre experte dans l’art de manier le joystick et ne rêve que de voyages de masse où tout est prémâché (vive le Club Me(r)d !). … O Tempora, O Mores…

Source : Robert Steuckers – Synergies Européennes – 1998 & Wikipédia

Pour en savoir plus, nous vous recommandons la lecture de :

« Wandervögel, Révolte contre l’Esprit Bourgeois » de Karl Hoffkes, paru aux éditions ACE en 2001

« Pèlerin entre deux Mondes » de Walter Flex, également aux éditions ACE

« Une Histoire des Mouvements de Jeunesse Allemands (1896-1933) : du Wandervögel à la Dissolution des Ligues par le Régime National-Socialiste » de Michel Froissart

« Une Fille qui voulait Vivre Autrement » de Norgard Kohlhagen, aux éditions ACE

« Croyez-en mon expérience, vous trouverez quelque chose de plus au milieu des bois que dans les livres. Les arbres et les rochers vous enseigneront ce que vous ne pourrez apprendre d’aucun maître »

Bernard de Clairvaux

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L’origine des symboles de Noël

16 novembre 2010

Noël (fête de Jul), est un mot qui résonne haut et fort en Alsace et en Allemagne et inspire instantanément un sentiment de joie en rappelant à chacun son enfance, d’agréables souvenirs, une ambiance joyeuse dans le foyer, des senteurs, le feu qui crépite dans la cheminée, les odeurs alléchantes des mets confectionnés avec ferveur en cuisine et la maison qui se pare de son sapin et de ses lumières.

Les parents et la famille préparent dans le plus grand secret les cadeaux, que les enfants excités et le visage joyeux attendent avec impatience, et qu’ils découvriront, après les chants, les contes et les agapes nocturnes, au petit matin blanc dans leurs petits souliers.

Mais avant tout, Noël est la fête du foyer. L’influence de cette période de l’année est évidente : quand il fait froid, les hommes se rassemblent et se resserrent autour du feu et c’est le moment propice où les familles, les clans, font retour sur eux-mêmes. La nature reprend son souffle, tous les processus naturels de vie fonctionnent au ralenti, toute chose s’arrête et semble se recueillir. Pour aider le soleil à revenir, à triompher de l’hiver (sol invictus), les hommes allument des feux et décorent leurs foyers d’arbres et de feuillages toujours verts (couleur de l’espérance) à l’image de ce qui ne meurt jamais.

Oublions donc le petit Jésus et sa crèche : Noël est une fête païenne par excellence ! D’ailleurs, les historiens s’accordent à reconnaître que, bien avant l’époque romaine, on fêtait en Europe, à la fin du mois de décembre, la renaissance tant attendue de la nature et l’espérance de vie nouvelle lors du solstice d’hiver. La fête de Noël n’est apparue chez les chrétiens qu’à partir du IIème siècle  :  la date du 25 décembre fut fixée vers l’année 300 par Rome afin de christianiser les rites issus de la culture populaire. Ainsi, était-il plus facile de convertir la population au christianisme en se fondant sur les traditions profanes.

Même le sapin, la bûche, les décorations, la gastronomie, la couronne … sont les vestiges de rites et de traditions héritées des celtes, des gaulois ou des peuples du Nord : l’hommage des Hommes au soleil enfoui dans les plus profondes nuits d’hiver qui s’apprête à renaître et dont sa lumière apportera la vie, la promesse de la continuité, du renouveau.

 Certains étymologistes affirment que l’origine du mot « Noël »  mot pourrait venir du latin natalis dies, qui signifie « jour de naissance », d’autres prétendent que son origine est gauloise ; le terme « Noël » aurait pour étymologie deux mots gaulois noio (nouveau) et hel (soleil).

Nous vous invitons à entrer dans cette  thématique enchantée des traditions du solstice d’hiver afin de ne pas oublier que Noël, ce n’est pas que mettre les pieds sous la table.

L’avent

Le mot « avent », attesté dès le XIIème siècle, signifie « arrivée » et est employé chez les chrétiens pour désigner la nativité du Christ parmi les hommes. Mais, en raison de sa résonance catho, nous lui préférerons le terme « d’avant Noël ». Bien entendu, l’église catholique a repris à son compte toute cette période en y fixant la naissance de Jésus et toute la ménagerie qui va avec afin d’écarter, avec hostilité, les vrais festivités indo-européennes.

L’avant Noël correspond aux quatre semaines incluant les quatre dimanches précédant la veille de Noël. Déjà aux époques païennes, des réjouissances étaient organisées : elles manifestaient la volonté des hommes de conjurer la peur de rentrer le soir dans leur maison plongée dans la nuit et le froid. Sans conteste l’avant Noël symbolise la lumière, la lumière qui chasse l’obscurité mais qui  représente aussi l’espoir et la lutte contre le mal, transformant les tristes journées froides et grises en instants féeriques et pleins d’espoirs dans l’attente du soleil retrouvé.

Dans le folklore européen, l’avent correspond à la fin de l’automne, marquée, début novembre, par la traditionnelle fête des morts (Samain). C’est l’époque où, il y a bien longtemps dans les campagnes allemandes et dans l’est de la France, on déclarait volontiers que le dieu Odin / Wotan, monté sur son cheval Sleipnir, passait dans les airs au soir tombant, entraînant derrière lui la troupe bruyante de la chasse sauvage. Ce thème de la chasse sauvage représente l’une des survivances païennes restée la plus longtemps vivace dans le monde rural.

Dès l’avant Noël, la maison se pare de « la couronne de bienvenue » (origine Anglo-saxonne) que l’on accroche sur la porte pour dire au monde que le soleil est accroché à notre demeure et que nos proches sont les bienvenus chez nous. Elle se doit d’être verte, signe de vie et de persistance, additionnée de paille tressée, de fleurs séchées, de baies rouges etc.

 La couronne de l’avent

Venue des pays scandinaves, la couronne d’avent tend de plus en plus à se répandre.

Quatre semaines avant Noël, on la façonne avec des branches de sapin disposées sur un paillon et piquées de quatre grosses bougies rouges symbolisant les quatre saisons. Les branches sont également entourées de croisillons de rubans rouges. L’’ensemble, suspendu au plafond, symbolise la roue solaire, à défaut la couronne de l’avent peut également être disposée sur la table où se déroulera le repas. Une bougie est allumée quelques instants la première semaine, deux bougies sont allumées la semaine suivante et trois la troisième semaine. Quand arrive le 24 décembre on allume les quatre bougies ensemble. Passé le temps des fêtes, la couronne est brûlée : seul le feu, dit-on, doit détruire le feuillage toujours vert.

 Le calendrier de l’avent

Est né de l’imagination d’un père de famille allemande voulant canaliser l’impatience de ses enfants. Il découpa des images pieuses qu’il leurs remit chaque matin pendant les 24 jours précédant  Noël , bienheureux l’enfant qui y trouve du chocolat ou des petits cadeaux à la place d’images de personnages agenouillés.

 La tour de Jul

Est un chandelier de terre cuite, objet du moyen âge, dont le modèle original a été découvert au siècle dernier dans la province suédoise de Halland. De base carrée, il comporte quatre faces : chacune d’elles est décorée d’un cœur ajouré, surmontant une croix a six branches représentant la rune hagal qui exprime la double notion de cycle et de tonalité, l’indissoluble réunion de la vie et de la mort. Selon la tradition, au début de la soirée du solstice d’hiver ou de Noël, on allume une première bougie, placée au sommet du chandelier. Cette flamme est l’image vivante et dansante de l’année, du cycle qui s’achève. A minuit, on retire cette bougie sans l’éteindre, et l’on s’en sert pour allumer une autre bougie placée en dessous. Cette dernière représente le cycle qui commence, situé au cœur même de celui qui vient de s’achever. Le chandelier est donc riche de symboles : le cycle du temps, l’espoir en une renaissance, il est l’image du soleil qui ne meurt pas, il évoque la grande roue des saisons et avec lui, se fête la vie immuable dans sa perpétuelle transformation.

La bûche de Noël

Un autre élément  important de la décoration du foyer est la bûche de Noël, à condition bien évidemment d’avoir une cheminée ou un poêle à bois ! Transformée  le plus souvent aujourd’hui en pâtisserie, il s’agissait à l’origine d’une véritable bûche, que l’on faisait brûler de façon symbolique et qui se rattache directement à l’ancien culte hivernal du soleil et du feu.

Nommé Holtzklotz en Alsace et en général en bois de chêne (symbole de durée et de fidélité), elle est décorée de feuillages et de rubans, parfois gravée de runes, de souhaits, de devises, et se consume le soir du 24 décembre non sans avoir été arrosée d’eau de vie ou de vin.

Un peu partout, les tisons de la bûche sont réputés porter bonheur : on les conserve au foyer d’une année à l’autre, parfois pour allumer la bûche de l’année suivante.

  L’arbre de Noël

Entre 2000 et 1200 avant JC, on parlait déjà d’un arbre (l’épicéa, arbre de l’enfantement)  le jour du 24 décembre, puisqu’on considérait ce jour comme la renaissance du soleil. Les celtes avaient adopté un calendrier basé sur les cycles lunaires : à chaque mois était associé un arbre, l’épicéa fut celui de décembre. Pour le rite païen du solstice d’hiver, un arbre symbole de vie était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé. C’est en 1521 en Alsace, exactement à Sélestat, que l’arbre de Noël est mentionné pour la première fois par un édit municipal autorisant les gardes forestiers à laisser couper de petits sapins en vue de la fête de Noël.

Son symbolisme est clair, il représente tout ce qui ne meurt pas, ses feuilles (épines) ne tombent jamais, il est insensible à la froidure de l’hiver, il reste toujours vert au fil des mois, portant témoignage de par sa présence, d’une vie qui se poursuit en secret et qui, dans les beaux jours, à nouveau s’épanouira.

Jusque dans les années 50, c’est l’Allemagne et les pays d’Europe de l’Est qui restent le cœur de production des ornements d’art : les décorations étaient faites par des artisans qui travaillaient le verre soufflé, le métal, la cire, le bois et aussi le coton.

Traditionnellement, on accrochait des pommes au sapin (symbole païen de la jouvence et de l’immortalité) mais en 1858, l’hiver fut si rigoureux qu’il n’y eut plus de pommes. Un artisan verrier eut l’idée,  pour donner un peu de joie à la fête, de créer des boules représentant des pommes et d’autres fruits et c’est ainsi qu’est née la boule de Noël. Dans la grande tradition, point de guirlandes lumineuses, on le charge de 12  bougies pour représenter les 12 mois de l’année, d’objets en bois, de chocolats, d’oranges, de roues solaires, de signes runiques, de pommes de pins et de figurines de pailles.

L’arbre de Noël serait ainsi la figuration de l’arbre du monde (le frêne Yggdrasil) des anciens germains, symbole de régénération perpétuelle, symbole de l’éternité de la vie et de la continuité des lignées.

 La gastronomie

Toute fête s’accompagne d’un festin, et Noël est précisément une fête où l’on consomme de la nourriture en abondance à une époque où semblent régner le froid, la glace et la désolation. On a du mal à imaginer aujourd’hui que jadis, dans beaucoup de fermes, on servait le plat traditionnel de solstice qui était la bouillie de millet dont une part était réservé aux défunts de la famille. Depuis, nous vivons dans le matérialisme et le doux confort et nous mangeons donc à profusion oie, dinde, chapon,  huîtres, foie gras (désolé Brigitte), porc, poissons, pâtisseries, etc. Il y a en effet une multitude de traditions culinaires pour chaque région, chaque pays… de quoi combler et rassasier les estomacs les plus difficiles !

Les anciennes croyances affirment que le cochon est par excellence l’animal que l’on doit consommer lors des fêtes de Noël, et qu’il est, en outre, symbole de fécondité et de bonheur.

Jusqu’à une date récente, la viande de porc constituait un peu partout en Europe le plat de résistance du 24 décembre, les raisons étaient d’ordre utilitaire et énergétique, rien ne se perd : dans le cochon et tout est bon…

Nous noterons également que beaucoup de petits gâteaux de Noël par leurs formes (bretzels, cœurs entrelacés, roue solaire etc) sont des emblèmes, le reflet d’antiques croyances que l’on retrouve fréquemment dans l’art populaire et qui obéissent à des habitudes immémoriales, recettes transmises de génération en génération pour notre plus grand bonheur.

Les repas de Noël sont traditionnellement très arrosés, liqueurs fortes, champagnes, et grands crus sont les bienvenus. Nous trouvons également les bières de Noël, brassées spécialement à l’occasion des fêtes de Jul ou encore les vins chauds et sucrés que l’on retrouve sur les marchés de Noël alsaciens. 

Saint Nicolas et le Père Noël

En Europe, une tradition païenne voulait que pour exorciser la peur de l’obscurité, les jeunes hommes se grimaient et allaient de maisons en maisons pour quémander des offrandes (tiens tiens… l’ancêtre d’halloween ?)

Au Moyen Age, l’église a décidé de remplacer les figures païennes par des saints et l’histoire dit que Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre dénommé Nicolas de Bari. Il est né à Patara en Asie Mineure entre 250 et 270 après JC et vécu au IVème siècle au sud de la Turquie. Il est mort un 6 décembre. Sa vie et ses actes étaient entourés de légendes qui reflétaient sa personnalité généreuse et il est l’un des saints les plus représentés dans l’iconographie  religieuse (tableaux, vitraux etc.…)

Au XIème siècle, sa dépouille sera dérobée par des marchands italiens et ramenée à Bari où la relique produirait, dit-on, des miracles. Selon la légende, il aurait ressuscité trois enfants trucidés par un boucher et serait devenu ainsi le saint  protecteur des tout petits.

De ce fait, le 6 décembre, principalement dans les pays d’Europe du Nord et de L’Est, la coutume veut qu’un personnage habillé d’une mitre et d’une cape et portant une grande barbe va, de maison en maison, avec son âne et sa crosse, pour offrir des cadeaux aux enfants sages.

C’est à partir du XVIème siècle que le personnage du père fouettard  apparaîtra pour punir les enfants désobéissants et disparaîtra lors du passage au mythe de Santa Claus.

Saint Nicolas a été importé aux Etats unis au XVIIème siècle par des immigrés hollandais qui fondèrent la Nouvelle Amsterdam (qui deviendra New York quand elle sera prise par les anglais.) Après la guerre d’Indépendance, les habitants se souviendront de leurs racines et Santa Claus reviendra par la littérature et les illustrations : il s’agit d’un vieillard portant une barbe blanche et un manteau à capuchon et qui récompense les enfants sages et punit les dissipés.

En 1822, un pasteur américain publie un poème intitulé  « A Visit from Saint Nicolas » dans lequel il présente Saint Nicolas comme un lutin sympathique, dodu et souriant qui distribue des cadeaux dans les maisons et se déplace sur un traîneau volant tiré par huit rennes. C’est ce poème qui va jouer un rôle déterminant dans l’élaboration du mythe car il fut repris l’année suivante par plusieurs quotidiens et traduit en plusieurs langues dans le monde entier.

C’est vers 1850 que le passage de la célébration de St Nicolas à celle de Noël se fixe au royaume uni, en lien avec Charles Dickens et ses livres de Noël (nouveau film pour Noël 2009), et c’est à partir de 1860 que Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal  new yorkais Harper’s Illstrated Weekly va, par centaines de dessins, donner l’apparence du Père Noël que l’on connaît aujourd’hui (costume rouge, garni de fourrure blanche, ceinturon) et fixer sa résidence en 1885 au Pôle Nord.

L’idée selon laquelle Coca Cola aurait dessiné le père Noël en 1931 est une légende urbaine. De nombreuses firmes comme Michelin avaient en effet déjà utilisé son image mais il est toutefois indéniable que Coca Cola  a largement contribué à la popularisation de son image et surtout incité les consommateurs à boire ce breuvage même en plein hiver…  

Le gui

En dehors de l’arbre de Noël, d’autres espèces végétales sont à l’honneur en fin d’année, tel le gui. La coutume veut que l’on suspende chez soi, pour le jour de l’an, une boule de gui sous laquelle on échange les voeux, habitude traditionnelle considérée comme une façon de souhaiter du bonheur toute l’année.

Le gui, spécialement celui qui pousse sur le chêne (donc rare), jouait un rôle important aux temps des celtes. Les druides le nommaient « celui qui guérit  tout » et lui attribuaient des vertus thérapeutiques, notamment comme contrepoison. Le gui assurait également la fertilité des femmes et protégeait les hommes contre la sorcellerie. Les druides croyaient que cette plante était semée sur le chêne par une main divine et voyaient dans l’union entre l’arbre sacré et ces rameaux toujours verts un symbole d’immortalité.

L’expression «  au gui l’an neuf » est une déformation phonétique d’un terme celtique attesté, par lequel les druides qui allaient couper le gui s’exclamaient « o ghel an heu», expression qui signifie littéralement « que le blé germe ».

Par ailleurs, lorsque des ennemis se rencontraient sous une branche de gui, ils devaient déposer les armes et observer une trêve jusqu’au lendemain et c’est de là que viendrait la coutume de suspendre le gui et d’y échanger un baiser en signe d’amitié et de bienveillance (cette histoire ne nous semble toutefois pas très convaincante.)

Le gui a un concurrent redoutable qu’on associe de plus en plus à Noël : le houx, aimable arbrisseau dont les feuilles, d’un vert sombre, sont lisses et vernissées et les baies sont d’un rouge vif ce qui fait un très joli contraste avec le pâle feuillage et les baies laiteuses du gui. C’est certainement cette opposition qui a déterminé sa vogue et en a fait un élément important de décoration dans les chaumières, il n’a pas de vertu particulière, hormis d’être distillé en liqueur en Alsace ! 

Nous voilà arrivés au terme de cette thématique brièvement résumée car il y a tellement de légendes, de coutumes, de versions données pour chaque région, chaque pays, que cela pourrait faire l’objet d’un livre bien épais. Pour ceux que ça intéresse, nous vous conseillons de lire «  Fêter Noël » et «Les Traditions d’Europe »  d’Alain de Benoist,  « Les Solstices » de Pierre Vial où nous avons puisé nos sources et , pour les touts petits, les contes de Charles Dickens, Andersen et Grimm.