Archive for the ‘Malbouffe / Santé’ Category

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Mange ta mort !

6 avril 2011

« Rien n’est poison, tout est poison, seule la dose fait le poison »

Manger c’est mourir un peu.  Cela n’a jamais été aussi vrai au regard des nombreuses études et reportages qui ont été faits ces derniers mois et qui sont particulièrement difficiles à digérer.

Nos plats préparés industriellement, nos jolis emballages ou nos poêles qui n’attachent jamais cachent bien souvent des ennemis invisibles et nocifs : les polluants chimiques.

Le message répété à longueur d’année par les medias «  mangez cinq fruits et légumes par jour » est-il vraiment profitable pour notre santé ? Bien que censés être bon pour notre corps, les fruits et les légumes sont, pour beaucoup, gorgés de résidus de pesticides identifiés.

Ainsi, bon nombre de produits d’importation tels que la pomme du Brésil, le haricot vert du Kenya, la tomate d’Italie, la pêche d’Espagne, le citron d’Argentine, le riz basmati d’Asie contiennent des pesticides interdits en France mais qui finissent pourtant sur nos étals pour insuffisance de contrôle par les services de l’Etat.

La demande faisant l’offre, on trouve normal aujourd’hui de manger, dans l’indifférence du cycle des quatre saisons, des fraises d’Espagne, sans goût, dès le mois de mars, des pommes bien luisantes et parfaitement calibrées toute l’année alors qu’il nous serait facile de privilégier plutôt les produits de proximité et de saison vendus par nos maraîchers locaux.

Les pesticides sont utilisés par l’agriculture mondiale pour éliminer les insectes ravageurs, les mauvaises herbes et les champignons ; on en retrouve des traces dans 59 % des fruits et 30% des légumes sur les étals (selon une étude de 2008 sur un échantillon de plus de 3000 produits.)

Quand l’agriculteur sulfate son champ doté d’un joli masque à gaz, les contaminants issus des procédés industriels se retrouvent dans l’air, polluant l’atmosphère, l’eau, les sols, l’herbe que broutent les vaches, tuant la faune locale, sans parler des insectes pollinisateurs que l’on décime  au profit du consumérisme planétaire mais qui sont pourtant un élément indispensable à l’équilibre vital de la planète. Mais que diable vaut la vie de quelques abeilles pour les industriels se remplissant les poches dans leur confort citadin ?

D’autres polluants (mercure, plomb, arsenic, dioxine, PCB) atterrissent également dans nos assiettes au travers de notre consommation de beurre, lait (même bio), viandes, poissons et crustacés.

Ce sont d’ailleurs les poissons dits gras tels que le thon, le saumon  ou l’espadon qui fixent dans leurs graisses les métaux lourds (arsenic, mercure et cadmium) et les pesticides les plus persistants comme le DDT. C’est le Capitaine Igloo qui commence à tirer la gueule : avec le thon, le saumon et l’espadon fais gaffe à ton colon !

Rajoutons à notre liste (non exhaustive malheureusement) les composants des emballages plastique qui migrent dans la nourriture, en particulier sous l’effet de la chaleur avec le micro-ondes.

Eh oui, le micro-ondes, arme redoutable de la ménagère moderne, est un véritable déversoir de poisons tels que les phtalates ou le bisphénol A* contenu dans les plastiques alimentaires (plats cuisinés, revêtement interne de certaines boîtes de conserves et canettes, bouilloires et récipients plastiques, films alimentaires…) Bref, le micro-onde est un appareil tout juste bon pour un resto chinois et ses 115 menus à la carte.

Pour les matériaux de cuisson, c’est le PFOA( acideperfluorooctanoïque) qui est mis en cause. Il est  souvent utilisé dans la fabrication de nombreux produits comme les poêles antiadhésives sous la marque Téflon, les textiles imperméables à l’eau mais perméable à l’air, les boîtes à pizza etc.

Le Cancer d’Or revient aux industriels peu scrupuleux, les tricatels de la merde en boîte, rois des additifs, conservateurs, colorants et arômes en vue de donner une couleur, un goût, une texture aux produits artificiels. En principe, la présence de substances à l’état de traces dans notre corps n’est pas dangereuse : un poison à dose infinitésimale n’altère pas notre santé, mais une centaine par jour devient néfaste.

Ainsi, si l’on considère la consommation quotidienne d’un jeune enfant ou même de certains adultes adeptes des allégations fantaisiste et alléchantes des industriels, la nourriture industrielle ingurgitée chaque jour est un véritable cocktail d’additifs qui condamne inéluctablement à un futur cancer, des troubles hormonaux ou neurologiques, une hyperactivité, un diabète, une obésité, des problème de fertilité…La liste ne cesse de s’agrandir.

OUI l’industrie chimique et alimentaire est responsable en très grande partie des maladies chroniques (non infectieuses) qui représentent, selon l’Organisation Mondiale de la Santé 86 % des décès et 77% des pathologies en Europe.

LE PREVOT

* bisphenol A (BPA) : composant du plastique servant à le rendre plus dur

phtalates : composants du plastique servant à le rendre plus souple (voir à ce sujet l’article « le plastique, c’est pas chic »)

 

Voici par ailleurs de très bons reportages à voir, disponibles sur le net : « Le Monde selon Monsanto », « Notre Poison Quotidien », « Alerte dans nos Assiettes », « Super Size Me », »Homo Toxicus », « L’Emballage qui Tue » etc…


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De la taurine dans les biberons !

16 novembre 2010

Bébés rêveurs raveurs

 

Devinette : qu’ont en commun tous les laits en poudre pour bébé (non bio) ?

Réponse : ils contiennent tous de la taurine, cette même taurine que l’on retrouve dans les boissons énergisantes telles que le Red Bull !

N’ayez cependant pas d’inquiétudes braves parents, les industries agro-alimentaires nous certifient que cette substance est également présente naturellement dans le lait maternel.

Si tel est le cas, en quelle quantité trouve t’on la taurine dans le lait maternel ? Ne faudrait-il pas, par ailleurs, différencier la taurine fabriquée naturellement par le corps humain et la taurine fabriquée synthétiquement ?

Hasard ? La taurine est également un stimulateur d’appétit.

La malbouffe commencerait-elle dès le berceau ? Aucune étude n’a été faite à ce jour pour démontrer l’innocuité ou la nocivité de la taurine ni les effets éventuellement produits sur le comportement des tous petits (un bébé nourri au lait en poudre présente t’il un état d’excitation plus grand qu’un bébé nourri au sein ? Observe t’on des troubles du comportement chez cet enfant ? A-t-il des difficultés pour s’endormir ?)

Nous ne crierons donc pas au loup mais dans le doute peut-être serait-il plus sage d’appliquer le principe de précaution ?

 

Contenance en taurine d’une cannette de Red Bull : 1000 mg pour 250 ml

Contenance en taurine du lait en poudre 2ème âge Picot (lait le plus concentré en taurine et vendu uniquement en pharmacie): 13,5 mg pour 250 ml

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Des E au plat

16 novembre 2010

La malbouffe, ce n’est pas seulement coca, kebab, Mac Do & co, c’est bien plus insidieux et ça commence tout petit.

Pour vous en convaincre, il vous suffit de lire les étiquettes de vos produits alimentaires préférés achetés en grande surface : c’est illisible ? vous avez une liste d’ingrédients à rallonge ? Soyez certains que les denrées en question sont bourrées d’additifs (colorants, conservateurs, antioxydants, arômes artificiels, émulsifiants…)

Les « Amis du Cochon » et autres amateurs de saucissons secs seront déçus d’apprendre que beaucoup de cochonnailles se sont transformées en cochonneries, la faute aux industries agro-alimentaires qui utilisent à tout va du E252, autrement dit du nitrate de potassium, un conservateur chimique qui pourrait être dérivé de carcasses d’animaux ou de déchets végétaux et qui est également utilisé dans les poudres des balles pour armes à feu, les explosifs  et les fertilisants.

Encore plus étonnant : connaissez-vous le chlorure de calcium, autrement dit le E509 ? Cet additif se retrouve dans bon nombre de fromages à la coupe,  certains fruits et légumes en boîte et certaines boissons alcoolisées mais est également utilisé industriellement pour la fabrique d’anti-gel pour les réfrigérateurs, colles, ciments ainsi que pour les poudres des extincteurs ! Miam, miam…

Les  millions d’enfants qui consomment chaque jour des produits qui leurs sont destinés tels que sodas, jus de fruits, laitages, biscuits,  glaces, bonbons ne sont pas non plus épargnés par l’industrie agro-alimentaire : les industriels, aidés par des publicistes culottés (pour ne pas dire calottés) remplissent leur mission au-delà de toute espérance (planétarienne ?) en réussissant à vous faire consommer les pires merdes tout en vous faisant croire que vous achetez des produits sains et bons.

C’est grâce à l’impact publicitaire que Bibou vous réclame un petit fromage pour les gastronomes en culottes courtes. Oui mais voila, ce fromage contient, outre des polyphosphates, du E621, c’est-à-dire du glutamate monosodique qui est, avec le E951 (aspartame), l’additif neurotoxique le plus dangereux puisqu’il a la capacité de détruire les neurones du cerveau, qu’il aggrave les cancers et amplifie les tumeurs. Votre enfant retrouvera également cet émulsifiant E621 dans la petite faiblesse qui le perdra (ça c’est sûr !), les P’tit Louis, les Kidiboo, la Vache qui Rit… En fait, peu d’aliments pour enfant y échappent. Autant dire que nous empoisonnons quotidiennement notre progéniture avec des additifs, présents, certes, en dose infime dans  chacun des produits mais on rigole moins quand on apprend  qu’un enfant peut consommer jusqu’à 100 additifs par jour. Avec le temps, dose après dose, c’est l’accumulation de certains additifs qui finissent par nuire à la santé, et qui, petit à petit, détériorent l’organisme d’autant plus que le cerveau des enfants est bien plus vulnérable aux excitotoxines que celui des adultes. Voila qui laisse perplexe.

Outre les cancers, les allergies, les troubles du système reproductif ou sanguin etc, etc, certains colorants et additifs sont également accusés de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. C’est du moins ce que suggère une étude britannique publiée en 2007. Les substances incriminées sont le E102 (tartrazine), le E104 (jaune de quinoléine), le E110 (jaune orangé), le E122 (carmoisine), le E124 (ponceau 4R),le E129 (rouge allura) et le E211 (benzoate de sodium). A noter que ces colorants se retrouvent dans les bonbons mais aussi dans les sodas, confitures, gâteaux, charcuteries …

Il est grand temps que nous passons de l’état passif de con-sommateur au rôle actif de consomm’acteur car le combat est aussi dans l’assiette !

 Pour en savoir plus, quelques guides indispensables pour ne plus vous empoisonner :

• Corinne Gouget – Additifs Alimentaires Danger – Editions Piktos – 9 €

Un petit livre complet à prix très raisonnable et sans jargon scientifique, donc accessible à tous. Tous les additifs sont répertoriés : les colorants (E100), les conservateurs (E200), les antioxydants ou antioxygènes qui empêchent l’oxydation des produits (E300), les agents de texture (E400), les anti agglomérants (E500), les exhausteurs de goût (E600), les agents de sapidité (E700), les arômes (E800) et enfin les édulcorants (E900). Seuls les agents de lavage, de pelage, les solvants d’extraction, les agents anti-moussants… ne sont pas inventoriés, mais ils ne sont de toute façon pas mentionnés sur les étiquettes.

• Jean-Luc Darrigol – Danger : Aspartame et autres Edulcorants – Editions Piktos – 9 €

Vous êtes un amateur de Coca-Cola ? On vous pardonne, mais évitez à tout prix le light ! On vous aura prévenu.

Site internet :

www.santeendanger.net

Reportage :

« Nos Enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud – DVD disponible auprès de votre prévôt

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Grâce aux yaourts engraissez vos enfants… comme des porcs !

5 juillet 2010

C’est un pavé dans le pot de yaourt qu’a lancé un chercheur français dans la prestigieuse revue scientifique « Nature » de septembre 2009, l’information a ensuite été relayée par le Canard Enchaîné. Didier Raoult, patron du labo de virologie de la Timone, à Marseille, a découvert que les yaourts et autres boissons lactées farcis aux probiotiques que l’on nous fait avaler depuis près de vingt ans auraient leur part de  responsabilité dans l’épidémie d’obésité qui frappe les enfants. Les probiotiques, vous savez, ce sont ces bactéries censées booster nos défenses immunitaires que Danone ajoute à la pelle dans certains yaourts. Ainsi, on en trouve plus d’un milliard par pot d’Activia ou d’Actimel. Le hic, c’est que ces « bonnes bactéries actives et vivantes », dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis belle lurette dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir à vue d’œil cochons et poulets. Pour exemple, un porc gavé aux probiotiques c’est au moins 10% de plus sur la balance et apparemment, ça marche aussi fort bien chez les humains ! Début 2009, des chercheurs ont comparé la flore intestinale des obèses et des non obèses : les premiers étaient bourrés de probiotiques, ceux justement que l’on retrouve dans les yaourts « santé ». On a ainsi autorisé pour l’alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l’effet sur les enfants.