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Scie pour le Bushcraft

27 janvier 2014

Notre ami du Bushcraft, Товарищ a. s’est proposé de nous faire quelques petites fiches fort pratiques pour l’achat de matériel. Vous avez toujours hésité à acheter tel ou tel type de matériel de grand air ? Telle référence plutôt qu’une autre ? Telle marque ?

Maintenant plus de souci ; sans rentrer dans des détails inutiles, mais simplement en allant à l’essentiel, Товарищ a. va vous conseiller sur le matériel à prendre et vous aider à orienter votre choix.

Bushcraft 01

Cette première fiche sera dédiée à la scie. Il nous rappelle que ce n’est toutefois pas l’outil indispensable, mais qu’elle pourra nous être fort utile dans beaucoup de situations tels que : allumer un feu, faire un abri, etc…

SCIE POUR LE BUSHCRAFT :

Une scie peut s’avérer être un outil très utile lors des sorties dans nos bois. Utile pour la découpe de bois dans le cadre de petits « bricolage », son rôle premier reste avant tout de débiter du bois de chauffage ! Aussi, en toute logique, on aura besoin de beaucoup plus de bois en hiver pour faire durer un feu. Dans ce cas, ce ne sera pas seulement la quantité, mais aussi le diamètre des buches qui va nous intéresser.

Voici quelques conseils pour bien choisir sa scie :

  • Taille appropriée :   cela va dépendre de la taille des buches qu’on veut couper… En appliquant la formule suivante : « Longueur de la lame / 2 = diamètre de la buche » ou « diamètre de la buche x 2= longueur de la lame de scie » on peut trouver la longueur de la scie optimale qu’il nous faut. Par exemple pour une lame de 30 cm on peut espérer couper des buches de 15-20 cm. En sachant que plus la bûche est grosse, plus longtemps elle va bruler.
  • Type de scie :             pliante ou fixe. Chaque type présente ses avantages mais aussi ses inconvénients.

Une scie pliante est plus petite, légère et ne nécessite pas d’étui, mais comme tout mécanisme, fabriqué très souvent en plastique, elle risque de céder au mauvais moment, surtout par un temps froid, elle s’avère donc être plus fragile.

Une scie fixe est plus grande, pas forcément plus lourde que la pliante mais nécessite un étui (fourni ou non). On peut toujours fabriquer un étui soi-même, en cuir, en toile, en kydex ou simplement l’envelopper dans un tissu ou un morceau de carton avec du scotch. L’absence de tout mécanisme écarte tout risque de casser la scie.

  • Type de denture :    les scies qui nous intéressent sont vendues communément  sous le nom de scie arboricole ou d’élagage (« pruning saw » en anglais). La denture la plus habituellement utilisée est la japonaise, c’est-à-dire qu’il faut tirer la scie vers soi pour couper et non pousser comme en menuiserie. La qualité des dentures dépend des fabricants…
  • Type de lame :           il n’en existe que deux types : la lame droite et la lame courbée. A priori une lame courbée coupe mieux avec la même pression sur toute sa longueur mais elle prend davantage de place et se range moins facilement. Une lame droite coupe bien aussi mais se range plus facilement.

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Vous trouverez-ci-dessous une petite sélection de scies que l’on peut trouver sur internet ou dans les commerces spécialisés. Les modèles entre parenthèse sont ceux qui ont retenu mon attention.

  • Marque allemande DICTUM :       (DICK® Pruning Saw Classic) : prix correct, qualité allemande, lame droite, livrée avec étui ;
  • Marque américaine CORONA :   (Corona 13 inch razor tooth) : bon prix, bonne qualité, lame courbée et vendu à priori sans étui ;
  • Marque portugaise BAHCO :         (Réf. 5124 ou 5128) : bon prix, bonne qualité, lame droite, vendue avec étui ;
  • Marque suisse FELCO :                     (Réf. 611) : prix élevé, qualité suisse, lame droite, vendue avec étui ;.
  • Marque japonaise SILKY :             (Silky MEBAE 300) : un prix élevé pour une grande qualité, lame droite, livrée avec étui ;
  • Marque finlandaise Fiskars :       (Fiskars 9357 13-Inch Fixed Handle Pruning Saw) : bon prix, bonne qualité, lame droite, vendue a priori sans étui.

Une scie à buches à cadre pliant (folding bucksaw) : version de scie à buches avec un cadre en bois que l’on peut plier pour le transport. Ce genre de scie peut être fabriqué soi-même ou bien par un menuisier. Je vais vous présenter cette scie lors de notre prochaine sortie. Juste pour info on peut l’acheter en Angleterre sur le site Raymears pour 140 livres ! Personnellement, je trouve que pour 4 bouts de bois et une lame à 10 €uros c’est un peu cher !

Scie bush fixe

Sinon, sans passer par Internet et pour un budget moindre, une scie à buches de chez Castorama ou bien Leroy Merlin à 20 €uros fait aussi très bien l’affaire. Il en existe de différente tailles, à vous de voir.

Comme vous avez pu constater, j’ai opté pour les scies à lame fixe, longues de 24 cm à 33 cm, avec une lame droite. Evidement ce type de scie prendra nettement plus de place dans un sac à dos, mais peut être que cela m’évitera de me réveiller à 3h du matin par -17° C complètement frigorifié parce que mon feu s’est éteint car j’ai épuisé tout mon stock de petites bûches.

Voila pour ce qui est des grandes lignes sur les scies. Inutile de rappeler que c’est un outil coupant et qu’au milieu des bois, il vaut mieux le manipuler avec une paire de gants pour éviter tous risques.

Nous vous rappelons également que l’on peut toujours approfondir ses connaissances sur le sujet via internet ou bien auprès des professionnels (les vrais, pas ceux des magasins de bricolage). Par contre s’il vous est demandé pourquoi il vous faut une scie, ne leur répondez pas que c’est pour survivre en vue d’une imminente crise socio-économique, mais bien pour tailler votre pommier !

Bien sûr il n’est pas nécessaire d’avoir une scie par personne dans un groupe, il suffit d’avoir une ou deux par groupe, si possible de modèles différents pour palier à toutes les situations.

Товарищ a.

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Bonnes fêtes à tous……. et courage pour 2014

21 décembre 2013

L’année 2013 touche à sa fin et nous profitons d’un évènement de la semaine passée, qui n’a fait que trop peu de bruit, pour vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année.

Cet acte vous le connaissez et je devine que vous avez déjà été destinataires de la dernière invention de notre gouvernement : Le rapport sur la refondation de la politique d’intégration.

Naturellement, il n’est pas de notre ressort de faire de la politique ni même de critiquer celle du Pouvoir en place.

Nos vues ne sont pas électorales ni politiciennes, mais plutôt philosophiques, religieuse, en un mot, nous défendons notre Weltanschauung et ce dernier n’est pas vraiment dans la ligne directrice de Matignon….

Vous pouvez télécharger ce rapport et j’imagine que ses 62 pages seront, j’en suis certain, une lecture sereine entre les fêtes…. Quoique qu’elle ne puisse vous aider à digérer !

En tous cas, si l’on se donne la peine de relativiser les choses, on peut conclure que ce torchon arrive à point nommé. En effet, son étude à l’aube d’une nouvelle année, devrait nous donner un nouveau coup de fouet pour continuer inlassablement notre travail de militant. La France entière s’est élevée contre le mariage gay, sera-t-elle assez courageuse pour intervenir contre ces insanités ????

Vous trouverez ici-bas quelques « perles » de ce que contient le rapport détonant sur l’intégration remis à Matignon :

La refondation de la politique d’intégration, annoncée en juillet dernier, est en route. Selon les conclusions rendues par plusieurs groupes de travail ayant planché sur le sujet depuis l’été, il devrait y avoir du changement. Parmi les mesures préconisées dans un rapport en cinq volets, publié sur le site de Matignon figurent notamment l’abandon du terme « intégration », le retour du voile à l’école et la création d’un délit de harcèlement racial.

 

Le Premier ministre, qui tiendra une réunion interministérielle début janvier pour bâtir sa feuille de route, a annoncé son intention de prendre le temps du débat sur ce sujet de fond. Mais ses idées font d’ores et déjà bondir l’opposition.

 

Ce rapport, dont les conclusions ont été remises au Premier ministre le 13 novembre, est le fruit du travail de cinq commissions thématiques, auxquelles ont participé des représentants des services de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations, des partenaires sociaux ainsi que des chercheurs et experts.

 

Le retour du voile à l’école ?  C’est sans doute la mesure qui devrait être la plus débattue. Le rapport préconise en effet de faire demi-tour par rapport à la législation actuelle sur ce sujet. Est aussi visée la circulaire de mars 2012 sur l’accompagnement des sorties scolaires qui empêche les mamans voilées d’accompagner les élèves lors des sorties scolaires.

 

Remise à plat de l’Histoire :    Un travail « de (re)mise à plat de l’histoire de la France est nécessaire », estiment aussi les auteurs. « L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des grands hommes blancs et hétérosexuels », constate ce rapport décidément détonant. « Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le panthéon des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société », y lit-on encore. L’histoire des mouvements de population, « c’est-à-dire ceux liés à l’esclavage et à la traite négrière, les colonisations […] sans oublier les Roms » doit également, selon les experts mandatés par le gouvernement, être enseignée dès le primaire.

 

Apprendre l’histoire et la langue des minorités :« La France doit assumer la dimension arabe-orientale (comme afro-antillaise, océanindienne, mélano-polynésienne ou sud-est asiatique) de son identité et sortir de son attitude post-coloniale », expliquent les experts, qui exhortent le gouvernement à valoriser l’enseignement de l’arabe et, dès le collège, d’une langue africaine.

 

Prestations sociales discriminantes :         Sur le plan social, « il est nécessaire de reconnaître le caractère discriminant de certaines prestations », comme l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou le RSA qui « ne sont servis aux assurés ressortissants étrangers que s’ils justifient d’un séjour régulier de 5 ans au moins ».

 

La « non-désignation » des individus :     Ce rapport, dont les propositions doivent favoriser le « vivre ensemble » pose comme principe la « non désignation » des individus puisque « désigner c’est assigner et c’est stigmatiser ». « Seules les personnes devraient avoir le droit de se désigner elles-mêmes », estiment les auteurs qui souhaitent la mise en place de recommandations en direction des médias pour « ne mentionner la nationalité, l’origine, l’appartenance ethnique, la couleur de peau, la religion ou la culture que si cette information est pertinente ». Pour empêcher les désignations stigmatisantes, il est aussi suggéré de créer un délit de « harcèlement racial » et « d’étudier le recours à la sanction ».

 

Intégration, un mot maudit ?          Dans le même esprit, le rapport assène que « symboliquement, l’abandon du terme intégration peut constituer un signal fort pour celles et ceux qui sont soumis à cette injonction au quotidien et à tort ». Un changement sémantique qui devra « s’accompagner d’une transformation du sens de l’action et de l’intervention publique qui soit visible ».

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A la découverte du feu

17 septembre 2013

Amis Vandervogel bonjour,

Avant tout chose nous tenons à remercier le camarade qui s’est généreusement proposé de nous donner quelques conseils quant à la vie en plein air. Il s’agissait dimanche de la première sortie de ce genre et c’est avec plaisir que nous nous reverrons en janvier prochain pour mettre à profit ces astuces mais dans un environnement plus hivernal….

 Voici maintenant un petit condensé de ce que nous avons appris pour passer une nuit de façon sereine en forêt au printemps, en été ou encore en automne.

Avant toute chose, il nous faut choisir l’endroit idéal pour installer son bivouac. Cela peut se préparer sur une carte IGN à l’avance. Pour se faire, il faut opter pour un endroit où les lignes de courbes sont assez distantes les unes des autres, cela signifie que le terrain est plat. Ensuite, il faut privilégier un bivouac assez loin des points de passages, donc au milieu entre deux chemins par exemple. Il faut également éviter de s’installer trop près d’un sommet. Même si la vue est belle, c’est un endroit souvent venteux. Autre points à privilégier :

  • Placer son bivouac dans une forêt ou non loin d’une forêt afin de récupérer du bois pour le feu et/ou l’abri.
  • Placer son bivouac non loin d’un point d’eau. Cela permet de se laver mais évite également de porter, stocker ou chercher de l’eau trop loin.

L’abri :

Dans le domaine du bushcraft, on le qualifie parfois l’abri de « tarp » ou tarpaulin, du nom de la bâche polyéthylène laminé utilisée pour le monter. Cette toile résistante et imperméable est utilisée pour dresser un abri temporaire ou semi-temporaire, notamment pour dormir. Contrairement à une tente, un tarp n’est pas une protection fermée englobante. Sur le plan de la terminologie, un tarp fait référence à l’abri tout entier (toile, montants et fixations) et on dit « dormir sous tarp ».

L’idéal est de préparer son abri deux heures avant la tombée de la nuit, voir même trois heures en hiver. Prioritairement, il faudrait opter pour l’abri plutôt que pour le feu. Aussi, le fait d’être à plusieurs binômes permettrait de diviser les tâches à réaliser pour passer une nuit optimum.

 L’abri se fera à l’aide d’une bâche tendue (3m x 3m pour 53.90 €) entre deux arbres ou plus. Il est important d’opter pour une bâche de qualité. La plupart des produits référencés ici sont disponibles sur les sites d’ASMC, USMC, et de la Coutellerie Tourangelle. A chaque fois, un lien hypertexte vous mènera au bon produit. Ceci dit, si vous préférez la proximité, vous pouvez optez pour Décathlon ou des magasins de surplus militaire.

 Une fois la bâche sortie du sac, il va falloir l’accrocher à un arbre. Pour cela il est bon d’avoir de la corde. Différents morceaux de corde sont les bienvenus. Un agencement d’un morceau de 10m et de 20 m de cordelette ainsi que 10m de paracorde sont à privilégier. La paracorde (30m pour 9.80 €) à l’avantage d’être composée de 7 brins que l’on peut séparer et utiliser pour pêcher ou toute autre fonction. Quant à la cordelette normale, elle ne prend pas de place et peut être utilisée pour tout. Pour bien faire, il faut l’enrouler en petit paquet et y rajouter un mousqueton.

 L’installation de l’abri peut se faire de deux façons différentes. Dans les deux cas, il est important de supprimer toutes les petites branches qui dépassent du tronc jusqu’à 2m de haut. Cela évitera de se les prendre dans les yeux la nuit ou lors de manipulations. Puis, à la hauteur de la poitrine, on accrochera la première extrémité de la corde autour de l’arbre, grâce à un nœud sibérien.

Noeud siberien

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Ensuite on pourra passer la corde dans les œillets du milieu de la bâche, ou alors faire une boucle dans l’œillet et la coincer à l’aide d’un bout de bois. Si jamais un œillet est cassé, il est toujours possible d’accrocher la bâche. Pour se faire, on glisse une pierre de taille moyenne dans la bâche, on l’enveloppe tel un balluchon on enroule la corde autour. Il ne reste plus qu’à accrocher la corde à un autre arbre et à la tendre.

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Si l’on compte faire un feu et profiter de la chaleur du feu, il faudra relever un pan de la bâche.

Abri 2 pour feu

Sinon, les deux pans seront fixés au sol, comme une tente, avec des sardines artisanales faites de petits bouts de bois récupérés et taillés en pointes.

Abri 1 en tente

Dans les deux cas, en cas de pluie, il est important de creuser une petite tranchée sous le pan qui descend vers le sol afin d’évacuer l’eau de pluie et qu’elle ne rentre pas sous la tente. Une pelle de tranchée (27.00 €) s’avère nécessaire. Il est préférable de préconiser une pelle en une seule partie à une pelle articulée. C’est un outil important qui une fois affuté peut service de petite hache. Si elle a un manche en bois et que ce dernier casse, il pourra être aisément remplacé dans la nature.

 Une fois l’abri créé, il faudra installer son lieu de couchage. Idéalement avec un tapis de sol (18.50 €), mais ce dernier peut être remplacé par un lit de petites branches de sapins qui isolent très bien du froid et de l’humidité.

Ensuite il faudra sortir votre sac de couchage. Comme pour la bâche, l’investissement dans un sac de couchage de qualité est très important. Aussi, nous, vous conseillons d’investir dans un sac de couchage Carinthia (modèle Defense 4 à 169.00 €) avec un doublage synthétique, plus léger et qui sèche plus vite que le duvet. En été, une simple couverture en laine permettra de se protéger suffisamment.

Un sur sac de couchage en Gore Tex (64.00 €), comme ceux de la marque française Millet est également important pour éviter l’humidité et les courants d’air.

Les sacs à dos seront disposés autour des zones de couchage pour servir de « parois » afin de lutter contre les courants-d’air.

En cas de pause rapide, lors d’un orage ou par temps froid, on peut se mettre en boule, couverture ou doublure de parka sur le dos et assis sur son sac afin de s’isoler de l’humidité.

Le feu :

Le feu sert à chauffer ses aliments mais aussi à se réchauffer. En hiver, un test rapide permet de voir si l’on souffre ou non du froid. Si l’on n’arrive plus à faire se toucher le pouce et le petit doigt, c’est qu’il est urgent de faire du feu.

Une fois l’abri monté, il faudra consacrer ses efforts à la réalisation d’un feu et à son entretien. Si c’est uniquement pour réchauffer sa popote on peut utiliser un réchaud à gaz (ici à 59.00 € avec la popote) ou à pétrole gélifié (5.95 €). Par contre, si l’on souhaite en plus le côté convivial et réchauffant, il faudra opter pour un véritable feu de camp.

Dans tous les cas, il est bon de toujours prévoir une triple solution d’allumage :

  • Briquet
  • Allumettes, si possible des longues pour permettre un allumage plus sûr. Si ces dernières sont mouillées, on peut les sécher en les passant dans les cheveux. Pour éviter qu’elles prennent l’humidité, il faudrait les stocker avec du papier grattoir dans un tube étanche comme un tube à vitamines par exemple.
  • Fire-steel ou pierre à feu de type Light my fire à 9.90 €.

Pour éviter de chercher les articles dans les différentes poches de son sac, il est recommandé de les ranger par famille d’objet dans des pochettes ou des boites fermées et faire des kits, par exemple pour le feu, avec briquet, allumettes, allume-feu, fire-steel et pétrole gélifié, bois gras, etc…

Concernant le bois, dans un premier temps il vaut mieux récupérer le bois mort tombé des arbres mais n’étant pas à terre. Ce dernier est plus sec et plus à même de lancer un feu. Avant de commencer le feu, il faudra préparer un bon tas de ce bois et de différents diamètres.

Durant la randonnée, il est bien d’anticiper l’allumage du feu et de récolter par exemple de la pellicule d’écorce de bouleau ou de la sève de sapin lorsqu’on en croise.

Naturellement, pour préparer ce bois et ce feu, l’idéal est d’avoir une hachette, une scie et un couteau monobloc type Mora knive par exemple à 14.50 €.

Une fois un bon tas de bois ramassé, on pourra lancer le feu. Il faut le faire environ à 1m de l’abri pour éviter que ce dernier ne soit abimé par les braises. La zone où sera fait le feu devra être nettoyée à l’aide d’une pelle de combat et grattée sur 4 à 5 centimètres de profondeur. Ensuite, il faudra préparer un lit de bois sur lequel faire le feu. Ce lit évitera d’être en contact direct avec la terre, et donc l’humidité.

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Les plus gros morceaux de bois devront être sciés en petites buches qui seront à leur tour fendues en 4 voir en 8. En effet, c’est au centre que se trouve le bois le plus sec, donc le plus à même de lancer un feu. Ensuite, à l’aide d’un couteau monobloc, il faudra tailler de petits copeaux de bois dans le centre de ces buchettes. Un grand nombre de ces copeaux est nécessaire au bon allumage d’un feu. Une fois que les buchettes seront bien entamées, il faudra les poser sur ce tas de copeaux.

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Quand le bucher est prêt, on pourra l’allumer à l’aide d’un briquet ou d’une allumette. L’autre solution consistant à allumer de très fin copeaux de bois gras, de l’écorce de bouleau ou de la sève de sapin à l’aide d’un fire-steel puis d’incorporer cette flamme dans le bucher.

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Tous ces éléments étant relativement secs le feu devrait prendre rapidement. En cas de fort vent ou d’humidité, il est toujours possible de rajouter dans le feu de l’alcool gélifié ou encore des tablettes allume-feu.

Quand le feu aura bien pris, il est également possible d’y incorporer une grosse pierre. Cette dernière va chauffer et servira de bouillotte dans l’abri.

Que ce soit pour transporter la pierre, pour manœuvrer les éléments chauds de cuisine ou encore lors du travail à la scie ou au couteau, une paire de gants de protection est la bienvenue dans le sac.

Le matériel :

Un certain nombre d’articles indispensables a déjà été évoqué plus haut. Avant de se retrouver seul dans la Nature, il faut veiller à acquérir du matériel de qualité puis apprendre à s’en servir. A chaque sortie révisez les fondamentaux : essayez de faire un nœud, monter une bâche, faites du feu, tâchez de reconnaitre des arbres ou des plantes, etc….

Une règle importante est à retenir pour la (sur)vie en forêt ; la règle des 5 C :

Contenir           Avoir un sac pour contenir son matériel, des sacoches, des pochettes, etc…

Combustion    Avoir de quoi faire du feu

Cordage           Avoir toujours de la corde avec soi, idéalement 2x 10m ou encore des bracelets de survie avec 5m de paracorde ficelés dessus

Couper              Avoir différents couteaux ; un fixe et un pliable avec différents outils (pince Leatherman à 39.00 € ou couteau Suisse à 28.50 € par exemple)

Couvrir              Avoir de quoi se couvrir pour la nuit ou une pause, sous forme de couverture ou de sac de couchage

Comme évoqué précédemment, il est important de partitionner son matériel selon son usage et de mettre toutes ses affaires dans des pochettes (28.99 € pour un modèle assez grand) relatives à leur fonction. Ensuite, il faut mettre au fond du sac les affaires les moins urgentes (sac de couchage, sur-sac) et le plus important au-dessus.

Affutage :

Il existe des petits affuteurs très pratiques à moins de 4.00 € et qui permettent d’aiguiser différentes lames sans trop de risques.

Sinon, il est possible de fabriquer son propre affuteur. Pour se faire, il suffit de prendre des planchettes en contreplaqué, matériau léger et facilement usinable. Sur chaque face il suffit de coller de la toile émeri. L’idéal est de faire deux planchettes. Sur chaque face on met un autre grain, allant de 240 à 1.000 en passant par 400 et 600 par exemple. Au moment de découper la planchette il faudrait veiller à respecter une taille permettant de faire trois planchettes avec une feuille.

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L’affuteur étant fabriqué, il suffit de venir plaquer la lame du couteau contre ce dernier et de la tirer. On passera progressivement d’un grain à l’autre. Pour finir, on peut procéder de même sur le revers d’une ceinture en cuir.

Boisson :

Toujours privilégier l’eau à des boissons énergisantes ou sucrées. Ces dernières donneront un coup de fouet pendant un moment, mais en jouant sur notre glycémie, elles nous fatigueront à long terme.

Pour le transport de l’eau, une gourde en plastique (8.99 €) reste le moyen idéal. C’est solide, peu encombrant et non sujet aux champignons. Le mieux étant une gourde militaire avec un quart incorporé dessous. Ce dernier pourra être utilisé pour la cuisson d’aliments sur un feu ou un réchaud.

Les poches à eau type Camel bag permettent certes une hydratation rapide et continue, mais sont plus sensibles au gel et aux champignons. Plus onéreuses, elles ne sont pas vraiment à privilégier.

Afin de pouvoir prendre de l’eau dans la nature sans risque, il est bon également d’investir individuellement dans des cachets purificateur d’eau (22.99 € les 40, disponibles également en pharmacies) et au niveau du groupe dans des filtres (comptez jusqu’à 129.99 € pour un modèle Suisse de la marque Katadyn).

Repas :

A chacun de prendre ce que bon lui semble. En hiver les repas chauds sont à privilégier. Ils seront plus faciles à digérer que du froid et apporteront plus de calories sans en utiliser pour l’assimilation. De nombreux repas lyophilisés existent, mais ils sont généralement assez chers. Aussi, des féculents comme le quinoa sont à privilégier. Sans gluten, riche en Omega 3 et en protéines, il se cuisine facilement. On peut envisager en prendre une pleine gamelle pour un binôme.

Durant l’effort, quelques barres de céréales ou des fruits secs, de noix ou de noisettes sont aussi les bienvenus.

Le sucre est assimilé rapidement par l’organisme et donne un coup de fouet rapide. De plus il contribue au niveau cervical à procurer une rapide sensation de bienêtre. Il est donc bon d’avoir quelques morceaux de sucre ou de chocolat avec soi.

Il est important également de préférer l’hydratation au repas. Rappelez-vous que l’on peut tenir 3 semaines sans manger mais seulement 3 jours sans boire[1] !

Hygiène :

Bien qu’étant en forêt, il est important d’avoir un minimum d’hygiène. Le rasage est à proscrire, essentiellement pour éviter une coupure. Pour se laver rapidement les aisselles et les parties intimes, un petit paquet de lingettes pour bébé est idéal. Un savon de Marseille, une brosse à dents et du dentifrice font également parti du nécessaire vital.

Soins :

De suite après l’hygiène vient le problème des soins. On peut diviser les soins à apporter en forêt en 3 parties : coupure, douleur, prévention.

Coupure :           Compresses stériles, désinfectant en bombe, Bétadine, ciseaux, gants d’opération, bandage, sparadrap en bande, steri-strip, coussin hémostatique, etc…

Douleurs :           Doliprane 1000 ou autre contre les douleurs, Smecta pour le mal de ventre, cachets de charbon végétal contre les maux de ventre, Imodium, etc…

Prévention :        Tire tique, pincette, produit anti moustique, crème solaire, couverture de survie, etc…

Tout ce matériel peut être complété selon ses propres besoins mais sachez qu’il existe des trousses de secours quasi complètes pour moins de 40.00 €, en ligne ou auprès de votre pharmacie.

Habits :

Ils devront naturellement être de saison. Il vaut mieux prévoir plusieurs couches, quitte à en enlever certaines, plutôt qu’un habit trop épais qu’on ne peut enlever sans risquer d’avoir froid.

Dans tous les cas, il faut prévoir des habits amples pour ne pas être trop écrasé et en coton. Ces derniers sont solides et ne risquent pas de prendre feu.

Les habits de rechanges (sous-vêtements, habits spécifiques, etc…) devront être dans un sac étanche à l’intérieur du sac à dos.

Pour finir, nous vous rappelons que tous les principes vus ce week-end sont une base. Elle nécessite d’être travaillée régulièrement, au calme mais aussi en condition afin que tout cela devienne un automatisme. Travaillez cela seul, entre camarade ou en famille. Rendez la chose agréable et non comme une tâche répugnante.

Pour acquérir un nouveau savoir il est important de lire certains ouvrages sur les techniques de survie, mais aussi sur les plantes utiles dans notre région, les arbres, etc… Ces ouvrages doivent être choisis pour leur rigueur et leur petite taille, ainsi il sera possible de les glisser dans une pochette et de les emmener avec vous car c’est sur le terrain que vous en aurez le plus besoin, et non en livre de chevet….

Un magazine trimestriel existe également, il s’agit de Bushcraft attitude. Le premier numéro est disponible gratuitement sur Internet, le second est encore en librairie.

Nous espérons que cette sortie a été enrichissante pour vous. Encore une fois nous en profitons pour remercier le camarade qui s’est gracieusement proposé de nous donner cette formation. Nous nous reverrons en janvier pour une évaluation sur le terrain. D’ici là tâchez d’investir dans le bon matériel, Noël approche…..

 

 [1]         L’adage dit : « On peut mourir en 3 secondes sans attention ; 3minutes sans respirer ; 3 heures de froid ; 3 jours sans boire ; 3 semaines sans manger et 3 mois sans contact social ».

 

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Rencontres montagnardes 2013

10 juillet 2013

Amis Wandervogel bonjour,

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons organisé un week-end dans les Vosges début août. Il s’agissait d’une demande de la part de la bannières de T&P  Lotharingie à laquelle nous avons répondu avec plaisir. Cette rencontre s’est déroulée sous de très bons hospices et, qui plus est sous, un soleil radieux et même dévastateur pour certains….

Satisfaits de cette rencontre nous avons déjà prévu de remettre la chose cet hiver avec randonnée en raquette le jour et concours de raclette le soir !!!!

Départ tranquille vers 10h30 du parking du Col du Calvaire (1.144 m) au-dessus d’ORBEY.

Nous avons suivi le GR5 et traversé une agréable petite forêt en pente légère qui déboucha sur un décor de bruyères, puis des chaumes.

Il s’agit d’une zone naturelle protégée : la réserve naturelle du TANET-GAZON-FAING qui fait partie des Réserves Naturelles de France. L’association des trois noms de la réserve vient des trois grands types de milieux rencontrés :

TANET : nom germanisé du sapin (forêt) ;

GAZON : désigne les pelouses d’altitudes (chaumes) ;

FAING : zones marécageuses (tourbières) à la végétation d’une lande nordique.

Sa superficie est de 505 Ha pour une altitude moyenne de 1.160 à 1.306 m.

Lacs 0006Nous avons traversé le Gazon du Faing, situé sur la ligne de crête entre le col du Bonhomme et le col de la Schlucht. Ce sommet presque plan aux abords arrondis présente un flanc assez abrupt du côté alsacien, donnant naissance à une auge glaciaire qui abrite le lac Noir 350 mètres en contrebas.

Le panorama vers le val d’ORBEY et le val de MUNSTER est remarquable.

A la fin de ces chaumes nous attendais une descente vertigineuse mais tout de même accessible. Avant de l’entamer, nous profitâmes d’un promontoire rocheux pour faire une pause et admirer la vue sur la plaine, le cirque granitique et sur le Lac des Truites.

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Ce sentier n’était pas facile et genoux et cuisses furent mis à rude épreuve ! La dénomination actuelle du lac est due à une confusion. En effet, son nom d’origine était lac du FOEHRLE qui signifie « entouré de petits pins », de l’Allemand Föhre. Or, comme les abbés de MURBACH utilisaient ce lac comme vivier de truites, Forellen en Allemand, le nom a été déformé en Forlen, puis en Forlet et traduit en lac des truites !

Profond de 11 m et à une altitude de 1.060 m, c’est le plus élevé des lacs vosgiens.

Entre 1849 et 1853, des travaux pour curer et endiguer le lac et assurer, en été, un débit suffisant à la FECHT ont été entrepris. Le barrage du Forlet, ouvrage de classe C, est constitué d’une digue composite en terre compactée avec masque amont en maçonnerie et paroi centrale mince en béton. La hauteur maximale de l’ouvrage au-dessus du terrain naturel est de 11,30 mètres pour une longueur de 130 mètres.

Il était aux environs de 12h30 lorsque nous nous y sommes arrêtés pour déjeuner et laisser les chiens y faire trempette !

Une fois  rassasiés, nous repartîmes pour une légère montée au travers d’une forêt. Le chemin devint plus plat et l’on profita d’une belle vue sur le Petit-Ballon. Arrivé au col, nous descendîmes sur le Lac Noir par un sentier raide et rocailleux.

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Le lac Noir est un lac d’altitude (955 m) profond de 45 m et dont la particularité est la centrale hydro-électrique qu’il abrite. Construite entre 1928 et 1933 par René KOECHLIN, c’est la première Station de Transfert d’Énergie par Pompage/Turbinage (STEP) du monde ! Le lac Noir est relié au lac Blanc (120 mètres plus haut) par une conduite qui permet la production d’électricité par turbinage aux heures pleines ou la recharge du lac Blanc, par pompage aux heures creuses. Elle développe une puissance de 80 MW pour 4 alternateurs.

Lors de la mise en exploitation en 1934, la canalisation qui relie les deux lacs se rompt. L’eau s’abat sur le toit du bâtiment et celui-ci s’effondre. L’accident provoqua la mort de neuf personnes, et laissa un seul survivant. L’usine fut remise en service en 1938.

A l’arrêt depuis des inondations en juillet 2002, la centrale sera remplacée par une station plus petite mais plus efficace avec 50 MW produits pour 1 alternateur.

Le Lac Noir a servi de décor à différents films français ainsi qu’à la bande dessinée l’Usine Électrique.

Nous avons profité de l’auberge pour prendre une petite collation.

Une fois rassasiés, nous empruntâmes le Sentier Cornelius. Après une première partie assez escarpée, le petit sentier rejoint un large chemin puis un autre petit sentier juste avant d’arriver au Lac Blanc.

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Ce lac d’altitude (1.055 m), profond de 72 m, est dominé par une statue de la Vierge, perchée sur le rocher Hans. Une école d’escalade s’y est d’ailleurs installée. Des cascades de glace allant jusqu’à 100 mètres de hauteur sont visibles en hiver dans les environs du lac. Le Lac Blanc dispose d’une station de sports d’hiver, Cainsi que d‘un parc d’aventures, un paint-ball, un bureau d’accompagnateurs en moyenne montagne et depuis 2007 le 1er Bike Park des Vosges.

La distance jusqu’à la fin de la randonnée étant relativement faible, nous fîmes une belle pause le long des berges du lac avant de suivre le Rond rouge jusqu’à l’arrivée au parking du Col du Calvaire.

 

Nuité :

Non loin du parking, nous avons établi un campement de fortune.

Comme des camarades sont venus nous rejoindre en fin d’après-midi, ils ont pu se charger de faire des courses et de nous remonter des produits frais que nous avons partagés avec joie jusque tard dans la nuit.

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Prochaine randonnée fin septembre dans les forêts mystérieuses du Taennchel avec une large pause dédiée à l’utilisation de matériel de survie : les couteaux, leur affûtage, l’allumage et l’entretient du feu, l’installation d’un campement, etc….

Nous vous y attendons nombreux.

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TERRE & PEUPLE ALSACE FELICITE LES MARIES, MAIS…

29 mai 2013

En ce 29 mai, jour exceptionnel pour la tradition française et européenne, la bannière de Terre & Peuple Alsace souhaite féliciter Vincent AUTIN, président de l’Inter-LGBT[1] MONTPELIER, 40 ans, et Bruno BOILEAU, 30 ans, dont le mariage sera célébré cet après-midi à MONTPELIER.

 MG1_ mariage gay

Vincent et Bruno ont été désignés voici des mois par Najat VALLAUD-BELKACEM, porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, pour symboliser la victoire de la loi TAUBIRA et incarner en France, l’avènement de la noce homo. Figures de la communauté gay montpelliéraine, ils sont aussi la vitrine de cette ville « gay friendly » et avant-gardiste (de la décadence) !

Inlassablement soutenus et promus par la maire PS Hélène MANDROUX qui se fait une joie de les marier, ils auront comme invitée d’honneur Najat VALLAUD-BELKACEM. En effet, la porte parole du gouvernement s’y rendra en tant « qu’amie du couple », avec l’accord du Premier Ministre et en dehors de ses fonctions officielles !

C’est pour eux une chance inouïe que de se marier aujourd’hui ; soit trois jours à peine après un dimanche équivoque, qui a vu Steven SPIELBERG décerner la Palme d’or au film d’Abdellatif KECHICHE : la vie d’Adèle, histoire d’amour homosexuel !

Qui donc ? Steven SPIELBERG ? Mais alors, les propos Joe BIDEN, vice-président des Etats-Unis, seraient avérés ?????

Nos amis Vincent et Bruno ne seraient que les dindons de la farce ?????

2405517_vp-biden-and-a-g-holder-urge-tougher-gun-control-legislation-in-washington-dcEn effet, l’article d’Aaron KALMAN sur la page Internet du très officiel Times of Israël nous apprend ceci :

Selon le vice-président des Etats-Unis Joe BIDEN, ce sont les dirigeants juifs qui sont derrière les changements relatifs au mariage homosexuel.

Le vice-président Joe BIDEN fait l’éloge des dirigeants juifs pour avoir favorisé le changement des attitudes sur le mariage homosexuel et sur d’autres problèmes.

La culture et les arts modifient les attitudes des gens, affirme BIDEN. Pour lui, les réseaux sociaux et la vieille série télévisée de la NBC « Will and Grace » sont des exemples de ce qui a entraîné des changements d’attitude à l’égard du mariage homosexuel.

Et BIDEN de dire : « Réfléchissez – derrière tout ça, je vous parie que 85% de ces changements, qu’ils soient dus à Hollywood ou aux réseaux sociaux, sont la conséquence de l’action des dirigeants juifs dans ce secteur. »

Pour BIDEN, cette influence est immense et ces changements vont dans le bon sens.

BIDEN s’exprimait ainsi à l’occasion d’une réception donnée dans le cadre du Mois du Patrimoine juif américain et organisée par le comité national démocrate.

« Les valeurs juives sont une partie essentielle de ce qui fait les Américains », a-t-il déclaré.

Nous sommes profondément désolés d’apprendre cette bien triste nouvelle à Vincent et Bruno le jour de leurs noces ! Conscients que cela doit être un véritable coup de massue pour eux, nous imaginons fort bien à quel point cette information va (leur) rester dans les annales…


[1]     Lesbiennes, Gays, Bi et Trans ; tout un programme dont on pourra se délecter sur leur site internet.

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Champ de bataille du Hartmannswillerkopf

4 avril 2013

Notre deuxième randonnée nous a menés sur le champ de bataille du Hartmannswillerkopf.  Le brouillard était de la partie et bien que la marche ne fut pas des plus longues en termes de distance, elle le fut au niveau du timing car nous avon fait de nombreux arrêts et de nombreuses visites de vestiges. Nous remercions d’ailleurs notre guide, le président des Amis du HWK (www.ahwk.fr).

Départ à 09h30 du parking du HIRTZENSTEIN   546 m

Le rocher du HIRTZENSTEIN est un dyke de quartzite qui surgit de la faille vosgienne. La dureté de la roche lui a permis de mieux résister à l’érosion que le grès environnant. En 1265, Berthold de STEINBRUNN y construisit un château. Durant les révoltes paysannes du début du XVIème siècle, il était défendu par Guillaume Rodolphe de WATTWILLER. Fortement endommagé durant la guerre de Trente Ans, il ne survécut pas à la Révolution française.

Le HIRTZENSTEIN fut occupé par les Allemands à partir du 19 janvier 1915 ou le 1er Rheinische Infanterie Regiment 25 l’arrache aux hommes du 28ème Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA). Il sera repris par les Français le 26 mars 1915, repassera sous contrôle allemand le 25 avril. Le piton rocheux sera fortifié à ce moment là. Ils y creuseront une grande galerie munie de chambres latérales. Cette galerie, dont l’entrée est située à l’est débouche au sommet par un puits vertical. Elle est maintenant murée pour préserver une colonie de chauves-souris. Le HIRTZENSTEIN sera repris par le 27ème et le 28ème BCA au cours de l’offensive française du 21 décembre 1915. Ils s’y maintiendront jusqu’au 8 janvier 1916, date de la dernière grande offensive au HWK. Le rocher restera entre les mains des Allemands jusqu’à l’armistice. 

Dès les premières fortifications, nous apprîmes une anecdote au sujet des bunkers. La plupart est faite de tôles ondulées. Certaines sont pourries, d’autres, protégées par une galvanisation à chaud tiennent depuis bientôt cent ans. Le hasard de l’histoire fait que ces tôles galvanisées étaient une commande française à l’Allemagne, afin de faire les arches du métro parisien !

Première pause au cimetière des Uhlans :   600 m

L’endroit est aussi insolite que perdu et au combien émouvant…

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A l’écart des sentiers les plus fréquentés, à 600m d’altitude, se blottit ce cimetière peu ordinaire fait de pierres taillées qui lacement des tombes de soldats exhumés après la guerre. Il doit son nom à la dizaine d’uhlans (die Uhlanen), cavaliers allemands équipés de longues lances, qui y ont été enterrés en avril 1915. On y enterra aussi d’autres soldats allemands, comme en témoignent des stèles qui mentionnent le 56ème Landwehr Infanterie Regiment (LIR) et le 4ème Garde-Jäger Batallion (GJB).

Nos pas nous menèrent ensuite à la cantine ZELLER :   664 m

Nous y fûmes très bien accueillis par la personne de garde ce jour-là et pûmes même visiter les souterrains.

Nous profitâmes de la chaleur et de la convivialité de l’endroit pour prendre une collation.

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La cantine ZELLER se trouve sur la voie serpentine dans la courbe 2. Ici se trouvaient l’État-major allemand du secteur II et le village des pionniers (Pionierdorf) qui comprenait une librairie, un coiffeur, un photographe, un cabinet médical avec dentiste, une cuisine, une chapelle et le cercle des officiers. L’offensive française de décembre 1915 s’arrêta à seulement cent cinquante mètres au-dessus.

Le site a été restauré et le chalet et la chapelle reconstruits. Une auberge y est ouverte durant l’été. Le lieu est dénommé cantine ZELLER en hommage à madame Anna ZELLER qui y vécut entre 1926 et la fin des années 70.

Ensuite nous prîmes la voie serpentine, un ancien sentier qui fut agrandi et aménagé afin de monter du ravitaillement sur le front. En suivant ce chemin jusqu’au sommet, nous avons découvert de nombreux vestiges comme un emplacement d’obusier (Minenwerfer) dont il reste encore les traces au sol.

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Après un déjeuner frugal au pied de la croix sommitale à 957 m, nous sommes repartis vers les lignes françaises.

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Puis,  nous sommes arrivés au cimetière du Silberloch et à la nécropole.

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On peut distinguer deux parties distinctes sur le site du Hartmannswillerkopf aujourd’hui : d’une part le monument national constitué de la crypte et du cimetière militaire du Silberloch ; d’autre part le champ de bataille avec ses vestiges et ses monuments.

Dans la crypte se trouve un ossuaire qui renferme les restes d’environ 12.000 soldats inconnus ainsi que des armes et équipements récupérés sur le champ de bataille. Le cimetière comprend 1.264 tombes de soldats français identifiés ainsi que six fosses communes. Lors des combats de 1915 et 1916, c’est environ 30.000 jeunes européens qui sont morts sur les pentes de cette montagne.

Sur le champ de bataille se trouvent de nombreux vestiges des combats (tranchées, abris et fortins bétonnés) ainsi que des monuments dont les deux les plus célèbres sont la croix sommitale illuminée en béton armé de 20 m de haut et le monument en bronze du 152ème RI.

Au niveau des vestiges d’époque, on constate l’emploi massif du béton armé du côté allemand alors que les tranchées françaises sont plus sommaires, ce qui traduit la volonté défensive de leur territoire par les premiers et la logique offensive des derniers qui considéraient donc que leurs ouvrages n’étaient que provisoires.

De retour sur la crête du Hartmannswillerkopf, nous avons découvert l’arrivée du téléphérique qui venait de la plaine Alsacienne, mais aussi la machinerie de plusieurs centrales à air comprimé. Celui-ci était destiné à alimenter des marteaux piqueurs afin de favoriser le creusage de la roche pour faire de nouveaux abris; mais aussi à renouveler l’air des bunkers et à les maintenir en pression lors des attaques de gaz françaises.

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Avant d’attaquer la descente, une photo souvenir devant le monument en bronze du 152ème RI nous semblait inévitable.

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Notre visite touchait à sa fin, il ne nous restait plus qu’à redescendre aux voitures en empruntant la fameuse Suisse Lippique:

Le balisage emprunte la tranchée qui descend le flanc du HWK depuis l’Untere Rehfelsen, c’est la tranchée de la Suisse Lippique. C’est une remarquable tranchée allemande maçonnée et profonde de 2m50 par endroit. Le nom semble provenir d’une région du Nord de l’Allemagne, la LIPPE et du caractère montagneux du secteur ressemblant à la Suisse ! Cette tranchée est analogue à celle de la Himmelsleiter. Elle est constituée de nombreux abris souterrains et de positions de Minenwerfer. La plupart sont situés sur le côté gauche lors de la descente donc à l’arrière de la tranchée.

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Bonnes chaussures et prudence furent de rigueur ; la tranchée est non seulement haute mais surtout étroite, par moment à peine la largeur d’un sac à dos…

Nous passâmes devant l’abri Hexenküche (cuisine des sorcières). Cette zone très exposée aux tirs méritait bien son nom.

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Lac d’Alfeld

22 mars 2013

Amis Wandervogel bonjour,

La première randonnée de cette année 2013 n’a, hélas, pas profité des bon hospices de la météo ; ni d’ailleurs de ceux de la participation… Nous ne fûmes pas nombreux à affronter la neige et le brouillard de la vallée de MASEVAUX, malgré la présence d’une petite héroïne de 12 ans !

Toutefois, nous avons fait la connaissance d’un nouveau venu fort intéressant. Sa présence nous a d’ailleurs permis d’apprendre bien des « secrets » sur la Nature et la vie au Grand Air. Durant toute la randonnée, il nous a conseillé de prendre des morceaux de d’écorce de bouleau mais aussi certaines herbes… Mais pourquoi ????

L’écorce de bouleau un produit quasiment magique. S’il existe beaucoup d’allume-feux naturels, l’écorce de bouleau est certainement l’un des meilleurs, du moins dans le Nord de l’Europe. Elle brûle facilement (même mouillée), longtemps, et produit de grandes flammes. Un morceau de 5 cm x 5 cm peut brûler pendant presque une minute ! Cette écorce regorge de goudron naturel, ce qui lui permet de s’enflammer avec une source de chaleur assez puissante comme un firesteel.

Le principe est de prendre de l’écorce de bouleau ou d’autres éléments dans ses poches au fur et à mesure de sa randonnée, ainsi on pourra facilement allumer un feu n’importe quand. L’écorce s’exfolie en lamelles superficielles qui ressemblent à du papier et qui se détachent presque toutes seules. Pour obtenir de l’écorce, veiller à « arracher » non seulement la partie exfoliée, mais aussi une couche un peu plus profonde, épaisse de près d’un 1 mm et plus liégeuse. Par respect pour la Nature, il ne faut pas creuser trop le tronc et faire attention à ne pas prendre tout le tour du tronc, ainsi, l’arbre, toujours sur pied, pourra continuer sa croissance.

 Bouleau.xnbak

Le bouleau est le premier arbre du calendrier celtique, il symbolise la sagesse. Le nom local du bouleau est également à l’origine du nom du mois de mars dans plusieurs langues slaves : březen en tchèque ou березень en ukrainien. Il s’agit d’une évocation de la sève qui commence à circuler à cette époque.

Si le frêne (ask) est l’arbre symbolisant les mythologies scandinaves, le bouleau (bjørk ou bjerk) est un symbole nationaliste norvégien. De même, en Russie, le bouleau est considéré comme l’arbre national et fêté chaque année durant la Semaine Verte en début juin.

Départ à 09h45 du parking de l’ancienne gare à la sortie d’OBERBRUCK

Montée rapide et direct en direction du Gresson moyen (967 m) où nous avons rencontré beaucoup de neige et de brouillard.

Gresson 

Puis nous sommes descendus par un beau pierrier et en empruntant l’ancien canal de remplissage jusqu’au Lac d’Alfeld (622 m)

Pierrier

Canal.xnbakBassin artificiel d’une superficie d’environ 10 hectares pour 22.1m de profondeur. Ce lemande de l’Alsace-Lorraine, une digue de 30 mètres de haut commence à être élevée. Le barrage a été mis en eau en 1884. Saluée comme une prouesse technique, la digue est inaugurée le 10 juillet 1888 en présence de l’empereur Guillaume II. Une stèle commémore l’événement. L’aménagement est constitué de deux ouvrages, le grand mur sur la rive gauche et le petit mur, séparé par un rocher :

_ Un petit : 12m de hauteur et 74m de long à la crête.

_ Un grand : 23m de haut et 255m de long à la crête. Le grand mur est composé d’un morceau courbe de rayon de 180 m environ, posé sur deux morceaux rectilignes, ceci permettant de faire « travailler » le barrage en voûte.

Le mur de maçonnerie (4m d’épaisseur en haut, 18m à sa base) étant insuffisant pour retenir toute la poussée de l’eau, il a été complété en 1895 par un remblai de terre et de roches, doublant son épaisseur.SAMSUNG

Vu le nombre de participants et la météo, nous avons changé l’itinéraire et sommes montés nous restaurer à l’abri dans un chalet surplombant le lac. Au passage nous avons fait un arrêt aux cascades et notre nouveau camarade nous a conseillé de ramasser certaines feuilles. En effet, il nous a appris que la cascade et le ruisseau qui l’alimente tirent à eux l’humidité de la terre. Aussi les plantes jaunies poussant à quelques mètres sont sèches, bien que la météo soit humide.

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Herbe

Arrivés au lac d’Alfeld, nous avons eu droit à une démonstration de départ de feu avec la récolte du jour et un Firesteel.

Le Firesteel est une barre de ferrocérium produisant une gerbe d’étincelle lorsqu’il est gratté. Développé par le ministère de la défense suédois, il est fabriqué, entre autres, par la société Light My Fire. Les étincelles produites s’élèvent à une température voisine de 3.000 °C, ce qui permet d’enflammer divers matériaux tels que le coton, le bois gras et des herbes sèches. Le firesteel est apprécié pour sa durée de vie et sa robustesse. On trouve énormément de modèles dans le commerce dont le modèle Scout (petit) et Army. Ces modèles ont des durées de vie proportionnelles à leur taille, allant de 3.000 à 12.000 utilisations.

Nous ne pouvons que vous recommander d’investir dans ce petit gadget et surtout d’apprendre à l’utiliser. Vous en trouverez par exemple à l’adresse suivante :

http://www.baroudeur-altitude.fr/materiel-de-bushcraft-de-rando-faire-du-feu/17-pierres-a-feu-firesteel-2-scout.html

Il faut disposer l’écorce et les feuilles sur un support relativement dur afin d’éviter que le firesteel ne s’enfonce dans le sol et pour le protéger de l’humidité. Dans un premier temps il faut frotter doucement le firesteel afin de produire une certaine quantité de poudre. Puis, quelques coups secs produiront des étincelles qui elles-mêmes allumeront la poudre fabriquée avant ainsi que l’écorce. Le feu une foi lancé, il n’y a plus qu’à l’entretenir.Feu

Après cette démonstration, nous sommes redescendus jusqu’au lac de SEWEN et l’église de SEWEN (504 m).

Sewen

Sewen vient du celte « see ven » : « près du lac ». Dans ce village de 530 habitants se trouve l’église Notre Dame. Bâtie sur un verrou glaciaire, au milieu d’un cimetière fortifié, l’église se compose d’un chœur carré gothique surmonté d’un clocher du 13ème siècle (années 1250) et de la nef actuelle datant de 1492. Dans le cimetière se trouve un ossuaire datant du 15ème, transformé en chapelle et classé aux Monuments Historiques depuis le 26 avril 1921. L’église du village était jadis un lieu de pèlerinage couru où l’on venait « ressusciter » les enfants mort-nés, les baptiser et leur ouvrir l’accès au ciel…

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Enfin nous avons suivi la piste cyclable jusqu’à OBERBRUCK (466 m)

Cette piste cyclable, dite «  Voie verte de la vallée de la Doller » s’étend sur 20 km de la gare de BURNHAUPT à celle SEWEN. Elle reprend le tracé de l’ancienne ligne CERNAY – SEWEN. Le tronçon de CERNAY à SENTHEIM fut construit par la Compagnie des Chemins de Fer de l’EST en 1868-69 et inaugurée le 30 juin 1869. En 1870, la ligne se retrouva en territoire annexé et le prolongement jusqu’à SEWEN fut construit par la Deutsche Reichsbahn en deux temps: jusqu’à MASEVAUX en 1884 puis jusqu’ à SEWEN en 1901. La ligne fait alors 27,5 kilomètres et draine les voyageurs jusqu’au pied du massif vosgien, point de départ d’excursions vers le Ballon d’Alsace, les lacs de SEWEN, d’Alfeld, etc… C’est entre 1920 et 1940 que la fréquentation atteignit son maximum alors qu’elle était utilisée par des ouvriers.

Puis le trafic voyageurs décrut et cessa en 1967. La ligne fut déclassée en août 1973. L’association du Chemin de Fer Touristique de la Vallée de la Doller inaugura la liaison CERNAY – SENTHEIM le 20 juin 1976, reprenant le trafic en traction vapeur. Quant à la portion de SENTHEIM à SEWEN, elle fut démontée et ce tracé a été utilisé pour la création de la piste cyclable.